"L'os aux buccaux", tout l'esprit Pierre Dac à se mettre sous la dent

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/08/2015 à 18H16, publié le 19/08/2015 à 17H58
L'équipe de L'os aux buccaux se réunit toujours sous un portarit de Pierre Dac

L'équipe de L'os aux buccaux se réunit toujours sous un portarit de Pierre Dac

© France 3 Culturebox / capture d'écran

A Châlons-en Champagne, l’esprit de Pierre Dac n’est pas prêt de s’éteindre. Un an après avoir créé une association dédiée à l'humoriste, les membres de "L’Assoce à moelle" lancent un journal au nom tout aussi évocateur, "L’Os aux buccaux". Une belle façon de célébrer le 40e anniversaire de la mort du plus loufoque des Châlonnais.

Lancé le 15 août, jour de naissance de Pierre Dac, "L’os aux buccaux" sera comme il est dit dans le titre "le seul hebdo à parution trimestrielle une fois par an". Mais pour le moment, aucun cadence de parution n’a été fixée. L’essentiel est de parler du Châlonnais en gardant l’esprit de Pierre Dac. Une façon de faire vivre l’univers de l’humoriste à la fois pour les initiés et les non-initiés.

"Le journal sortira quand on aura de quoi le remplir ou quand il y aura un événement" confiait Eric Nobis, l'un des créateurs du journal à nos confrères de l'Union. "Cela pourra être politique, climatique, astronomique, antipathique. Ou alors une naissance". Avec ses quatre autres complices -Bruno Forget, Gérard Grassart, Michel Pacini et Bernard Naumura - ils ont travaillé d'arrache pied pour sortir ce premier numéro. 

Reportage : L. Vilain / D. Bert / E. Marie / N. Baliguet

Il y a un  an, en août 2014, Eric Nobis et ses amis ont créé, "L’assoce à moelle", un collectif dédié à André Isaac, alias Pierre Dac. Le nom n’a pas été choisi par hasard. En mai 1938, Pierre Dac avait créé "L’Os à moelle", un journal satirique, "organe officiel des loufoques" dont la devise était : "Contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre". 
L'os à moelle Pierre Dac © Omnibus
En apparence, cet hebdo de 4 pages ressemblait à s’y méprendre à un journal classique, "sauf que ce qu’il y avait à l’intérieur était totalement délirant" explique Jacques Pessis qui a publié une "Anthologie de l’os à moelle (Edi. Omnibus)". A l'époque, le journal était composé d'éditoriaux signés Pierre Dac (comme "La confiture de nouilles"), de romans ("Le disparu de la Huche à pain"), de rencontres insolites avec Néron ou Louis XIV, de grands reportages et surtout des Petites annonces et de recettes de cuisine totalement fantaisistes comme "La sauce aux câpres sans câpres").