Jean Roucas écarté du Théâtre des 2 Ânes après son tweet "Heil Hollande"

Par @Culturebox
Publié le 31/03/2015 à 10H02
Jean Roucas au congrès du FN à Marseille en 2013

Jean Roucas au congrès du FN à Marseille en 2013

© APERCU/ROBERT/SIPA

Jacques Mailhot, directeur du Théâtre des 2 Ânes, a annoncé lundi qu'il se "désolidarisait des déclarations et des prises de positions politiques" de Jean Roucas après un tweet de l'humoriste qui se concluait par "Heil Hollande".

"Propos infamants pour la République et ses représentants"

"Le théâtre a toujours respecté les opinions politiques de chacun de ses pensionnaires mais il ne peut cautionner de tels propos infamants pour la République et ses représentants", indique le directeur du dernier cabaret de chansonniers dévolu à la satire politique à Paris. Il a décidé de "mettre fin à sa participation dans les plus brefs délais", Jean Roucas participant à une pièce jouée aux 2 Ânes intitulée "France-Hollande 0 partout".

Dans un tweet le 29 mars, Jean Roucas écrivait: "Les méthodes du PS contre les candidats FN: incendies, menaces de mort, agressions. Valls et ses SA en action. Heil Hollande." L'humoriste a ensuite fait marche arrière, assurant: "Je ne voulais pas comparer Hollande à Hitler ! Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN." Il a quitté le réseau social le 30 mars en postant: "J'ai oublié qu'en France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer. Je ne twitterai plus désormais. Au revoir." "Une pirouette", selon l'humoriste

L'ex-imitateur du "Bébête Show" Jean Roucas, joint lundi par l'AFP, a affirmé n"avoir "jamais voulu comparer Hollande à Hitler. Il s'agissait d'une pirouette, d'une figure de style".

L'humoriste plaide "une erreur", expliquant que "tout se dit sur Twitter, et qu'on finit par perdre la mesure des choses". Jean Roucas a rallié le Front national en 2013. Un précédent tweet avait déclenché la polémique il y a deux mois, dans lequel il écrivait: "Manuel Valls a raison, Coulibaly avait un complice, une certaine Christiane Taubira qui l'a aidé à sortir de prison", écrivait-il. "Je lui avait déjà fait une remarque à l'époque, mais là, on a dépassé les bornes", a déclaré Jacques Mailhot à l'AFP.