Guy Bedos en correctionnelle pour avoir traité Nadine Morano de "conne"

Par @Culturebox
Publié le 29/05/2015 à 17H52
Guy Bedos lors de la dernière cérémonie des Molières

Guy Bedos lors de la dernière cérémonie des Molières

© MEIGNEUX/SIPA

Guy Bedos a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nancy, poursuivi pour "injure publique", après avoir notamment traité la députée européenne UMP Nadine Morano de "conne" lors d'un spectacle à Toul en 2013.

Le procès de l'humoriste, qui avait été mis en examen pour ces faits en juillet 2014, n'a pas encore été audiencé, mais devrait se tenir "vraisemblablement début juillet", selon le quotidien L'Est Républicain. "Le juge d'instruction en charge de l'affaire a rendu une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l'autorité ou un citoyen chargé d'un service public", a pour sa part indiqué à l'AFP l'avocat de Mme Morano, Me Alain Behr.

L'humoriste encourt une peine d'amende de 12.000 euros. Guy Bedos avait donné le 10 octobre un spectacle à Toul (Meurthe-et-Moselle), dont Mme Morano était à l'époque conseillère municipale d'opposition, à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle salle. "Nadine Morano a été élue ici à Toul? Vous l'avez échappé belle! On m'avait promis qu'elle serait là... Quelle conne !", avait notamment lancé l'artiste à un public de 1.300 personnes. Il avait ensuite lancé plusieurs autres injures à l'attention de l'élue UMP.

Saisie d'une constitution de partie civile par l'ancienne ministre, un juge d'instruction de Nancy avait alors confié une enquête au SRPJ de cette ville, qui avait recueilli des témoignages et des vidéos attestant du prononcé des phrases litigieuses. Interrogé après l'incident, M. Bedos avait dit dans la presse qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne". "J'ai mon langage à moi et c'était un spectacle, pas un meeting", avait-t-il ajouté, évoquant un "incident minime, régional". Mme Morano avait au contraire affirmé s'être sentie "attaquée" dans son statut d'élue et de femme. "Si je gagne, (les dommages et intérêts) iront (à une association) de lutte (contre les) violences aux femme", a-t-elle dit vendredi matin sur son compte Twitter.