Dieudonné gagne en référé, il pourra jouer ce soir à Metz

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/01/2015 à 17H31, publié le 15/01/2015 à 16H36
Dieudonné sur scène en janvier 2012

Dieudonné sur scène en janvier 2012

© PATRICK KOVARIK / AFP

La juge des référés du tribunal de Metz a enjoint vendredi les Arènes de Metz à ouvrir leurs portes au polémiste Dieudonné, alors que l'exploitant de la salle avait décidé d'annuler son spectacle prévu dans la soirée.

Saisie en référé par l'avocat de Dieudonné, la magistrate a enjoint la société exploitant les Arènes de "laisser pénétrer immédiatement dans la salle de spectacle" l'artiste et son personnel technique, ainsi que d'ouvrir "l'accès au public au moins une heure avant le spectacle". La juge a également condamné les Arènes de Metz à 50.000 euros de pénalités en cas de non-respect de cette injonction.

L'avocat de Dieudonné, Me Sanjay Mirabeau, a salué "un bon signal, une décision juste". "C'est le plancher de la liberté d'expression nécessaire", a-t-il dit. "Il n'y a aucun vainqueur, c'est juste le droit qui a gagné", a-t-il ajouté, en espérant que l'actionnaire des Arènes de Metz et du Zénith de Strasbourg, Vega, retire à présent la lettre de résiliation du spectacle prévu samedi à Strasbourg. Une audience en référé, sollicitée par la défense de Dieudonné, est
prévue samedi matin dans la capitale alsacienne, a-t-on appris de source judiciaire.

4000 personnes attendues à Metz

Les organisateurs s'attendaient à accueillir quelque 4.000 personnes à Metz --où le spectacle devrait commencer avec probablement deux heures de retard, vers 22H00, selon les organisateurs-- et à Strasbourg.

Le groupe Vega avait annoncé jeudi l'annulation du spectacle à la suite de la "résiliation du contrat d'accueil" signé avec l'artiste. Il en a fait de même vendredi matin pour le spectacle prévu samedi au Zénith de Strasbourg. Il s'agissait des premières annulations de spectacles de Dieudonné après la polémique provoquée par ses récents propos sur sa page Facebook. Il y avait écrit se sentir "Charlie Coulibaly", associant le nom de l'auteur de la sanglante prise d'otages raciste dans un supermarché casher à Paris au slogan de soutien à Charlie Hebdo.