Le Paris Hip Hop Festival : une édition 2017 effervescente

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/06/2017 à 20H03, publié le 26/06/2017 à 16H18
Paris Hip Hop Festival 2017 © France 3 / Culturebox

L'édition 2017 du Paris Hip Hop Festival a débuté samedi 24 juin et se poursuit jusqu'au 9 juillet. Un événement qui permettra à la jeune génération de côtoyer des monstres sacrés des différentes disciplines représentées : les rappeurs JoeyStarr et Médine au micro, seront accompagnés de Da Cruz avec sa bombe de peinture, et des b-boys de Biscuit, le crew vainqueur du Beatdance 2016.

En 2016, trois artistes rap se placent en top des ventes d’albums : JUL, PNL et Maitre Gims. En même temps, les tournées des artistes hip-hop actuels mais aussi des monstres sacrés, se multiplient. Cela fait plus de trente ans que le mouvement Hip-Hop est arrivé en France. D’abord par la danse, le rap, le graffiti et le DJing lui embraye le pas pour connaître son âge d’or dans les années 90. Considérée comme le deuxième pays du Hip-Hop au Monde, la France voit aussi une recrudescence du nombre de festivals liés à cette culture. Ce samedi 24 juin, le Paris Hip Hop Festival 2017 a ouvert ses portes pour faire partager les valeurs et les codes de ce mouvement. 

Reportage France 3 Paris J. Serra / G. Bezou / T. Rousseau / T. Guiet

De l’âge d’or du mouvement aux stars actuelles

Le festival s'est ouvert avec les premières compétitions de la 6e édition du Beatdance Festival. La Gaité Lyrique de Paris a résonné des battles de break mais aussi de DJing. Pour Vicelow, fondateur de l’évènement et figure du rap français avec son groupe Saïan Super Crew, il existe une vraie demande de ce genre d’occasions :

Au-delà des face à face, le batlle est surtout une compétition avec soi-même. Les gens ont besoin de se surpasser.

Les beatmakers auront pour défi de composer sur des thèmes imposés : de la chanson pour enfants aux classiques du rap. Ils pourront ensuite faire parler leur créativité sur leurs titres originaux. Les danseurs devront investir le cercle pour se défier sur les morceaux composés en live. Parmi les b-boys, on retrouvera le crew "Biscuit" qui a remporté l’édition 2016. 
Du côté des MC’s, Vicelow, membre fondateur du Saïan Super Crew prendra le micro pour quelques titres. Le rappeur du Havre Médine, viendra aussi interpréter les titres de son dernier album "Prose Elite", résolument engagé contre les violences et les clichés. Quelques monstres sacrés du rap international feront aussi le déplacement. On parle de Kool G Rap qui a notamment travaillé avec l’artiste américain NAS. Mais aussi Joey Starr qui a popularisé le rap dans l’hexagone. 

Une pratique qui s’institutionnalise

Les lieux consacrés au hip hop sont encore rares. Les b-boys sont amenés à s’entrainer dans les halles et sous les préaux de lieux publics plutôt que dans des studios de danse. Mais aujourd’hui, Biscuit peu bénéficier d’un centre d’entrainement au Cent Quatre où plusieurs crews se côtoient. 
Le CentQuatre a été transformé en lieu d'entraînement des B-Boys. 

Le CentQuatre a été transformé en lieu d'entraînement des B-Boys. 

© France 3 / Culturebox

Autre pilier fondateur du hip hop, le graffiti aura lui aussi droit à ses "événements" lors du festival. Pour Da Cruz qui officie dans le 19e arrondissement, cette culture doit avant tout véhiculer des valeurs et des codes de partage. La cible ? Les jeunes, bien entendu, mais aussi... les séniors. C'est ainsi que Da Cruz se rend parfois dans des résidences de personnes âgées pour partager son art !

Da Cruz repeint le quartier de Ourcq. 

Da Cruz repeint le quartier de Ourcq. 

© France 3 / Culturebox

Le Street Art Festival débute lui, demain. Il s’agira alors de peindre, non plus sur les murs des lieux publics ou sur des bâches, mais de voir comment le graff peut se transposer sur les toiles. En prime, vous pourrez assister à la création d’une toile grand format par Seace OVF.
L’édition 2017 du Paris Hip Hop Festival rend hommage à l’identité du mouvement Hip Hop qui s’est ancrée en France en profitant particulièrement de l’influence de la capitale dans les productions. Mais pour cete édition, le festival s’exporte au delà du périphérique à une dizaine de communes de la région parisienne.