La marche des "zombies" maintenue à Bordeaux, mais sans armes factices

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/10/2016 à 18H11, publié le 22/10/2016 à 18H09
La "Zombie Walk" sur les quais de la Garonne à Bordeaux.

La "Zombie Walk" sur les quais de la Garonne à Bordeaux.

© GEORGES GOBET / AFP

La "Zombie Walk" ("Marche des zombies") à Bordeaux a été maintenue samedi 22 octobre, malgré l'état d'urgence, mais dans des conditions strictes : le défilé s'est déroulé sur un périmètre restreint et avec interdiction d'armes factices.

Préfecture et mairie ont finalement autorisé cette cavalcade festive de quelques centaines de morts-vivants grimés, costumés, et plus vrais que nature, sur un parcours limité à quatre kilomètres aller/retour le long des quais de la  Garonne, entre la Maison éco-citoyenne et le Hangar 14, haut-lieu de la planche  à roulettes (skate board) à Bordeaux.

Une marche ancrée dans la "zombie culture"

"La mairie et la préfecture voulaient nous parquer mais on a fini par  trouver un compromis : défiler en dehors du centre-ville avec zéro armes  factices", a expliqué à l'AFP "Zombie One", nom de scène de Franck Bonhomme, président de Burdigala Corporation, l'association co-organisatrice de l'évènement.
Figures de la "Zombie Walk" de Bordeaux, le 22 octobre 2016.

Figures de la "Zombie Walk" de Bordeaux, le 22 octobre 2016.

© GEORGES GOBET / AFP
"Zombie one" précise que cette manifestation, point d'orgue de la  "Zombie week", n'a rien à voir avec Halloween, la fête de l'horreur célébrée chaque 31 octobre dans le monde entier. "Cette marche, ancrée dans la "zombie  culture", est organisée en référence à "Zombies"", le film-culte de George Romero sorti en 1978.

Alain Juppé - maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite  pour la présidentielle de 2017 - "nous dit qu'il veut une France heureuse...  Nous, on lui sert sur un plateau une manifestation joyeuse et créative, et pas un jeu macabre comme ça a été dit parfois", a conclu Franck Bonhomme.