Emmanuelle Santini, écuyère-artiste à l'Académie équestre de Bartabas

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/01/2014 à 14H52, publié le 07/01/2014 à 12H04
Emmanuelle Santini a été l'une des premières élèves de l'Académie du spectacle équestre de Versailles

Emmanuelle Santini a été l'une des premières élèves de l'Académie du spectacle équestre de Versailles

© France 3 Culturebox

Le nom d’Emmanuelle Santini n’est pas connu du grand public et pourtant cette brune de 35 ans travaille avec une troupe qui triomphe à chaque nouveau spectacle. Car Emmanuelle fait partie de l’Académie du spectacle équestre de Versailles, créée en 2003 par Bartabas. C’est ici qu’elle est devenue écuyère tout autant qu’artiste.

Reportage : Jean-Pierre Laval, Frédéric Guibal, Alain Lefaure, Christian Calmels

Il y a dix ans, Bartabas faisait revivre les écuries du Roi Soleil en y installant son Académie du spectacle équestre. Un corps de ballet unique au monde où les écuyers apprennent à associer le dressage à l’escrime, la danse, le chant, ou le tir à l’arc japonais (le kyudo).

Une forte personnalité 

Quand il lance cette compagnie école, Bartabas recrute des élèves, neuf au total, pour composer la première promotion. Parmi eux, Emmanuelle Santini. La jeune femme native d’Annecy, a commencé l’équitation à l’âge de 3 ans. Très bonne élève, elle a mené de brillantes études qui l’ont conduit de math sup à l’École nationale supérieure des mines de Paris. Pourtant, elle va tout lâcher pour se lancer dans l’aventure avec Bartabas qui a répéré la personnalité d’Emmanuelle.

A 25 ans, celle qu’on surnomme « Manu Grognon » ou « Mimi Ralu » pour son caractère bien trempé, n’a pas peut-être pas le meilleur niveau technique en équitation mais sa motivation et sa présence sont des atouts aux yeux de l’artiste-écuyer pour qui "le vrai moteur, c’est l’envie. Cette qualité-là prime. Tout le reste n’est que temps et travail ».

"La Voie" de l'Ecuyer" par l'Académie équestre de Versailles

"La Voie" de l'Ecuyer" par l'Académie équestre de Versailles

© Agathe Poupeney

Emmanuelle Santini restera un mois au sein de la troupe Zingaro à Aubervilliers pour « faire ses classes » avant de rejoindre les écuries de Versailles, ouvertes au public à travers des spectacles.

Aujourd’hui, elle fait partie des trois écuyères-artistes titulaires de l’Académie qui compte onze membres, tous investis corps et âme, suurtout l’âme d’ailleurs. Il en faut pour donner vie aux rêves de Bartabas et pour faire équipe avec l’animal. « Avec un cheval » rappelle Bartabas, « c’est quand on a senti qu’on a appris ".