Dieudonné accusé d'apologie d'actes de terrorisme pour sa vidéo "Feu Folley"

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/09/2014 à 13H59, publié le 05/09/2014 à 12H29
Dieudonné au Palais de Justice en juin 2014

Dieudonné au Palais de Justice en juin 2014

© AFP

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête sur Dieudonné après la diffusion d'une vidéo dans laquelle il ironise sur la décapitation du journaliste américain James Foley par l'Etat islamique (EI), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de RTL.

La procédure fait suite à l’une des dernières vidéos publiées par Dieudonné sur son compte YouTube : "Feu Folley". Elle revient notamment sur la décapitation du journaliste américain James Foley par les djihadistes de l’Etat islamique.

Dans cette vidéo, Dieudonné compare la mort du journaliste à celles du colonel Kadhafi en Libye ou de Saddam Hussein en Irak. Morts qui n’ont, à ses yeux, jamais ému "la mafia des Rothschild" : "La décapitation symbolise le progrès, l’accès à la civilisation. En France on a quand même décapité (le roi) en place publique, devant le peuple. C’est pour ça que je suis étonné qu’on fasse tout ce foin.»", estime l'humoriste controversé qui devrait être fixé par ailleurs à la fin du mois sur sa possible expulsion du théâtre de la Main-d'or.

Ses derniers propos sont sans doute à l’origine de la fermeture de son principal compte YouTube.L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de délinquance aux personnes (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Plusieurs procédures en cours

Condamné à de multiples reprises notamment pour propos antisémites, Dieudonné fait encore l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Il doit notamment être jugé le 26 novembre à Paris pour l'appel aux dons qu'il avait lancé sur internet pour payer ses condamnations pécuniaires, ce qu'interdit la loi.

Il doit aussi comparaître le 28 janvier 2015, toujours à Paris, pour provocation à la haine raciale après des propos sur le journaliste de France Inter Patrick Cohen. Le parquet de Paris a également conduit une enquête préliminaire pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité", "blanchiment" et "abus de biens sociaux" visant le polémiste. Cette enquête a entraîné l'ouverture d'une information judiciaire en mars, a indiqué une source judiciaire.