Dans les coulisses du CNAC, la très exigeante école de cirque de Châlons-en-Champagne

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/12/2016 à 17H34, publié le 26/12/2016 à 15H10
Inbald s'entraîne à la corde

Inbald s'entraîne à la corde

© France3/Culturebox

Le prestigieux Centre national des arts du cirque (Cnac) de Châlons-en-Champagne nous a ouvert les portes de son chapiteau...Suivez le quotidien de ces quelques 300 artistes venus de tous les horizons qui s'appliquent jour après jour à nous mettre des étoiles dans les yeux.

Reportage : A.Monteux/ J-M Lequertier/ F. Goncalvez / S. Ho

L'une des écoles les plus prestigieuses du monde 

Le Centre national des arts du cirque (Cnac) de Châlons-en-Champagne est connu  pour être l'école de cirque la plus illustre de France. Depuis sa fondation en 1985 à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication, cet établissement supérieur de formation et de recherche façonne de jeunes prodiges et passionnés de cirque, ces futurs artistes de renommée mondiale. 


Entrainement aux sangles 

Entrainement aux sangles 

© France3/Culturebox

Après avoir suivi un cursus en trois ans, chaque étudiant acquiert le Diplôme national supérieur professionnel d'artiste de cirque avec à la clé une reconnaissance nationale mais aussi internationale. Moyennant un travail exigeant avec en moyenne 3000 heures d'enseignement, chaque élève est certain, grâce à ce parcours certes difficile, de voir son nom reconnu sur la scène mondiale. Une insertion professionnelle que garantit le Cnac à travers de nombreuses collaborations avec des structures locales, nationales voire internationales et par la mise en place d'échanges interculturels. Des échanges culturels mais aussi professionnels, l'école dispensant régulièrement ses conseils et ses expertises à d'autres écoles sur les sols du Japon, de Corée ou de Guyane.

Entrainement Mât chinois

Entrainement Mât chinois

© France3/Culturebox

Ces jeunes passionnés reçoivent un accompagnement personnalisé aux côtés des plus grands artistes du métier. Attentive aux goûts de ses élèves, l'école de cirque s'engage à développer leurs talents cachés autour d'une multitude de spécialités : bascule coréenne, cerceau aérien, contorsion, main à main, mât chinois et bien d'autres. Jouant de son rayonnement planétaire, le Cnac regroupe plus de 35 nationalités et permet ainsi à tout passionné de réaliser son rêve. "C'est là que je trouve mon bonheur" s'exclame Inbald, une jeune israëlienne. 

Inbald s'entraîne

Inbald s'entraîne

© France3/Culturebox

Le spectacle de fin d'année : le tremplin d'une carrière

Le spectacle collectif de fin d'année est d'une importance cruciale pour ces étudiants. C'est l'occasion de montrer son talent à des professionnels venus du monde entier. Conscient de cet enjeu, les étudiants de dernière année préparent cet évènement de septembre à décembre par un travail intensif . Avec 6 heures d'entrainement par jour, c'est surtout après les cours que ces jeunes, avides de réussite, répètent avec acharnement. Une situation qui fait naitre un stress intense relativement compensé par un esprit de franche camaraderie.  

La trapéziste s’entraîne 

La trapéziste s’entraîne 



Pour cette vingt-huitième promotion sortante, l'école a donné carte blanche à Gaëtan Levêque pour mettre en scène le nouveau spectacle intitulé "Vanavra". Une aventure féerique que nous donne à vivre seize circassiens du Cnac qui espèrent bien débuter une carrière planétaire. Depuis 2009 cette espérance se concrétise réellement puisque le spectacle s'exporte à l'internationale et délaisse ses frontières françaises pour parcourir l'Espagne, le Maroc, l'Italie, l'Europe de l'Est ou encore l'Amérique Latine. 

Spectacle "Vanavara"

Spectacle "Vanavara"

© France3/Culturebox

Le goût du risque 

Le Cnac inculque à ses élèves les notions essentielles de l'esprit circassien et insiste sur la plus importante de toutes : le risque. En mettant à l'épreuve les élèves autour d'une rigueur incomparable, l'école développe le sens du collectif, le respect de l'autre mais surtout la maïtrise de soi.
Une maitrise indispensable face au stress mais avant tout devant la dangerosité que comporte leur numéro de cirque.  "Ce qui fait la difficulté de ces engins là c'est que c'est très aléatoire (...) Vous êtes à peu près à 6 mètres de hauteur, vous devez arriver sur une plateforme de 50 centimètres de large" explique le l'entraineur de bascule coréenne.

Entrainement bascule coréenne

Entrainement bascule coréenne

© France3/Culturebox


Mais chaque performance est extrêmement risquée et c'est souvent pour cette raison que ces jeune artistes s'engagent dans cette voie. "Des fois ça fait mal, des fois c'est hyper agréable, j'adore quoi !" nous lance Marlène Vogele, la trapéziste de "Vanavra" tandis que son acolyte adepte du Mât chinois, Nicolas Fraiseau, s'exclame en riant "Mes sensations, à partir de 4 mètres, ce ne sont plus les mêmes !".
D'origines diverses et de parcours différents, chaque élève est toutefois animé par ce même goût du risque. Une dangerosité qui fascine toujours les petits comme les grands.

La trapéziste se prépare à entrer en scène 

La trapéziste se prépare à entrer en scène 

© France3/Culturebox


"Vanavra" est à découvrir de toute urgence au Parc de la Villette du 18 janvier au 12 février 2017.