Dans la cage aux lions du Cirque Pinder

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Publié le 24/12/2015 à 11H55
Lorraine Gublin avec Frédéric Edelstein dans la cage aux lions

Lorraine Gublin avec Frédéric Edelstein dans la cage aux lions

© France2/culturebox

Le Cirque Pinder fait rêver petits et grands depuis 1854. Avec ses numéros traditionnels d'acrobatie, de jonglage et de dressage, il attire chaque année 1 million de spectateurs. La rédaction de France 2 nous emmène dans les coulisses de ce géant. Lorraine Gublin s'est même glissée dans la cage aux lions aux côtés du dompteur Frédéric Edelstein pour mieux comprendre son travail.

147 personnes, 70 camions et caravanes, un chapiteau de 5 000 places en ce moment à Paris, le Cirque Pinder est un géant qui a fasciné des générations de spectateurs avec des numéros très souvent spectaculaires dans la plus pure tradition circassienne.
Le Cirque Pinder c'est aussi le monde en miniature. on y entend parler allemand, anglais, espagnol. Prenez Sandro Montes, le dresseur de chameaux, de lamas et de poneys vient d'Allemagne. Il dresse des animaux depuis l'âge de 10 ans. Son nouveau numéro lui a demandé huit mois de travail. Son secret ? : "Je suis comme un entraîneur de foot, je dois les encourager... Mon fouet, c'est pour leur donner un signal, comme un chef d'orchestre".

"Un vrai dompteur est tout sauf un inconscient et un fou"

Le Cirque Pinder, c'est une grande tradition de numéros d'animaux. On trouve des éléphants, des tigres, des zèbres et cette année : 12 lions blancs venus d'Afrique du Sud. Les animaux stars doivent être polyglotte, comme leur dompteur Frédéric Edelstein : "Je leur parle anglais parce que ce sont des syllabes courtes et allemand parce que c'est plus guttural".

Frédéric répète son numéro en extérieur pour habituer les bêtes à toutes sortes de bruits. Il a invité Lorraine Gublin et son cameraman à entrer dans la cage aux lions pour rencontrer Shiba, un fauve de 2 ans et de 180 kilos. Impressionnant. L'occasion pour Frédéric Edelstein de rappeler que "un vrai dompteur est tout sauf un inconscient et un fou. Il ne faut jamais oublier que tout doit être pensé et calculé et prévoir un éventuel accident avant que l'animal ne puisse l'orchestrer".

Reportage : L. Gublin, E. Martin, A. Rousseau, R. Cristien
Entre le salaire des artistes et du personnel, la nourriture pour les animaux (8 à 10 kilos de viande par jour pour les fauves), le budget de fonctionnement quotidien du Cirque Pinder est de 30 000 €.

Chez Pinder, comme dans les grands cirques "à l'ancienne", la passion se transmet de père en fils ou fille. C'est ainsi qu'Amaya Edelstein, 12 ans, rêve de devenir contorsionniste et que son frère Alexandre, 14 ans, fait déjà partie de l'équipe des clowns.
La relève est assurée. Le cirque Pinder qui va partir en tournée dans toute la France a encore de beaux jours devant lui.

Le Cirque Pinder est sur la pelouse de Reuilly jusqu'au 24 janvier