Colère : les cirques de famille manifestent sur le périphérique parisien

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/03/2016 à 09H22, publié le 24/03/2016 à 09H20
Cirque Zavatta installé en 2013 sans autorisation sur un parking d'école à Massy

Cirque Zavatta installé en 2013 sans autorisation sur un parking d'école à Massy

© MAXPPP/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Des dizaines de cirques venus de toute la France manifestent leur colère ce jeudi 24 mars : opération escargot sur le périphérique parisien pour dénoncer les mauvaises conditions d'accueil des villes françaises.

Une opération escargot met le cirque sur le périphérique parisien ce jeudi matin. L'opération, qui a commencé à 6 heures du matin, a été lancée à l'appel de l'Association de défense des cirques de famille, qui regroupe 120 cirques et autres spectacles itinérants (Guignols, expositions de reptiles ou de dinosaures...).

Réaménagemens urbains et peur des attentats

Les manifestants protestent contre les mauvaises conditions d'accueil des villes aujourd'hui. "Autrefois, les villes disposaient d'un champ de foire, aujourd'hui nous faisons les frais des réaménagements urbains et de la frilosité des communes qui ne nous donnent pas d'emplacement", souligne le président de l'association, Anthony Dubois, interrogé hier par l'AFP.

Selon Anthony Dubois, président des cirques de famille et des spectacles itinérants de France, 70% de ses adhérents sont aujourd'hui à l'arrêt, faute d'emplacement. "Les villes se sont fermées après les attentats de novembre", observe-t-il. "Beaucoup cèdent aussi à la pression des anti-animaux". Les petits cirques ont généralement des animaux, dûment encadrés par des permis et certificats vétérinaires, assure-t-il toutefois.

Pour une "Charte d'accueil"

Les cirques familiaux, qui travaillent sous des enseignes bien connues du public comme Zavatta, Fratellini, sont dans le métier depuis "huit ou neuf générations", précise-t-il. Les familles Caplot, Beautour, Dassonneville sont réputées dans le milieu.

Plus de 75 cirques venus de toute la France défilent depuis ce matin avec leurs semi-remorques sur lepériphérique. Une entrevue est prévue en fin de matinée au ministère de la Culture. Les forains espèrent faire avancer le chantier d'une "Charte d'accueil" des cirques , en concertation avec les collectivités. "On ne demande pas d'argent, on demande simplement de pouvoir travailler", conclut Anthony Dubois.