"Audition pour tous" au Crazy Horse en quête d'un Mr Loyal

Par @Culturebox
Publié le 23/04/2013 à 15H18
Danseuse du Crazy Horse, février 2013.

Danseuse du Crazy Horse, février 2013.

© Grigoriy Sisoev / RIA NOVOSTI / AFP

Le légendaire temple parisien du "nu chic" cherche un maître de cérémonie. Pour trouver la perle rare dotée du talent nécessaire, le Crazy Horse organise une audition ouverte à toutes et à tous le 15 mai à Paris.

"C'est une première" car il n'y a jamais eu de maître ou de maîtresse de cérémonie" au Crazy Horse, explique sa directrice générale Andrée Deissenberg. Ce "personnage", précise-t-elle, fera partie d'un "projet immersif" de spectacle avec le public, au sujet duquel elle ne souhaite pas en dire plus pour l'instant.

"Hommes, femmes et créatures peuvent candidater"
Pour l'audition du 15 mai,  "il n'y a pas de limite d'âge. Tout homme, toute femme, toute créature dont on ne sait pas très bien s'il est homme ou femme ou les deux, peut candidater, quelles que soient sa couleur et sa nationalité. L'essentiel c'est le talent. On en a ou pas", indique Mme Deissenberg.

Une cinquantaine de candidats se sont déjà fait connaître et tous ceux qui sont intéressés peuvent encore adresser leur candidature (cv, vidéos, photos) au Crazy Horse par courriel à l'adresse suivante: casting@lecrazyhorseparis.com
Des nus habillés de projections
Référence internationale du glamour élégant, le célèbre cabaret a été fondé en 1951 par Alain Bernardin, inventeur du "nu chic", avec un spectacle habillant les corps nus par des projections de motifs géométriques (zébrures, pois...) pour se différencier des grands cabarets "à plumes" comme le Lido ou le Moulin Rouge.

Défilé de personnalités depuis 2005
Il accueille entre 120.000 et 140.000 spectateurs par an et emploie une centaine de personnes. Les nouveaux propriétaires du Crazy Horse, Philippe Lhomme et Yannick Kalantarian, qui l'ont racheté en 2005 ont conservé les projections lumineuses sur le corps des danseuses mais ils ont aussi misé sur l'attractivité des personnalités. 

Arielle Dombasle, Dita von Teese ou Clotilde Courau, de même que le bottier Christian Louboutin, ont ainsi collaboré au spectacle. Quant au chorégraphe Philippe Decouflé, il est entré à la direction artistique et signe "Désirs" le spectacle à l'affiche actuellement, après "Feu" l'année dernière signé Louboutin. Le cabaret a également fait l'objet d'un documentaire signé de l'Américain Frederick Wiseman sorti en octobre 2011.