Après "Tournée" d'Amalric, le cabaret New Burlesque séduit la Cité Internationale

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 03/01/2011 à 14H08
Après "Tournée" d'Amalric, le cabaret New Burlesque séduit la Cité Internationale

Après "Tournée" d'Amalric, le cabaret New Burlesque séduit la Cité Internationale

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Les effeuilleuses filmées par Mathieu Amalric dans son film "Tournée" sont à l'affiche de la Cité Internationale de Paris jusqu'au 15 janvier 2011 avec leur Cabaret New Burlesque. Elles seront ensuite au Centquatre du 21 au 23 janvier.

Julie Atlas-Muz, Kitten on the Keys, Mimi Le Meaux, Dirty Martini, Evie Lovelle et Rocky Roulette (seul homme de la troupe). En mai 2010, elles avaient créé l'événement sur la Croisette au Festival de Cannes où le film de Mathieu Amalric décrocha le Prix de la mise en scène. Ceux qui ont vu le film n'ont pas oublié leurs formes généreuses mais aussi leur humour, curieux mélange de poésie et de lucidité. Avec elle, le New Burlesque est sorti de l'ombre. A la base, il s'agit d'un numéro de cabaret inspiré de ceux que l'on pouvait voir sur le continent européen avec numéro de strip-tease. Très érotisés, ces numéros ont été détournés pour en faire quelque chose de plus décalé, frisant la parodie. Finalement le New Burlesque est né aux Etats-Unis dans les années 1990, savant mélange d'érotisme, d'humour et de satire sociale. Le premier public de ce type de spectacles fut les gays, les lesbiennes, tous ceux qui vivaient avec des codes de vie différents des normes ambiantes. Quant à  la troupe du Cabaret New Burlesque, elle existait bien avant le film d'Amalric. En 2005, elle s'était produite à Paris et en 2007 elle était restée 3 jours à Nantes, jouant à guichets fermés. Il faut savoir que malgré le succès rencontré par le film en France, la plupart des artistes est ensuite retournée à l'anonymat aux Etats-Unis, où ils doivent travailler à côté du spectacle pour arriver à vivre. C'est peut-être cela qui rend ce Cabaret et ses femmes uniques, bien au-delà de leurs rondeurs généreuses et de leur talent : elles sont humaines. Kitty Hartl, la directrice artistique du Cabaret New Burlesque l'explique très bien : "Le vécu des artistes est important : elles (et il) n'ont pas 20 ans, ont eu des hauts et des bas ans leurs vies et sont capables d'avoir un univers et de tout lâcher sur scène". De quoi rendre les spectacles du Crazy Horse bien fades à force de perfection...
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