A Avignon, Manuel Valls a rencontré les intermittents du spectacle

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/07/2015 à 10H40, publié le 19/07/2015 à 17H02

Le Premier ministre a rencontré dimanche à Avignon les syndicats et employeurs du spectacle à la préfecture du Vaucluse, un an après la grève des intermittents qui avait en partie compromis les festivals de l'été. Manuel Valls a réaffirmé à cette occasion la volonté de son gouvernement de continuer à soutenir la culture.

"Un climat de confiance"

Le chef du gouvernement, qui s'est entretenu dans la matinée avec la maire (PS) d'Avignon Cécile Helle et le président du festival off Greg Germain, a reçu avec la ministre de la Culture Fleur Pellerin les syndicats (CFDT, FO, CGT-Spectacle) et la fédération des employeurs du spectacle (Fesac).

"Nous avons établi un climat de confiance qui est indispensable (...) un an après la crise de l'an dernier", a souligné Manuel Valls à la sortie des entretiens, tenus séparément.

Le Premier ministre, confronté en 2014 au risque d'annulation des festivals de l'été, du fait de la grève des intermittents contre la nouvelle convention d'assurance chômage, avait alors lancé une concertation, qui a abouti à la pérennisation du régime dans une loi en cours de discussion.

"Nous avons agi", a-t-il déclaré dimanche, "chacun aborde les choses avec plus de sérénité". Il a aussi réaffirmé que "non seulement le budget 2016 (de la Culture) ne va pas diminuer, mais il va augmenter". Pour la suite du quinquennat, "notre volonté est de continuer à soutenir la culture dans tous ses aspects".

Réactions des syndicats et employeurs du spectacle

La CGT-Spectacle, fer de lance de la lutte des intermittents l'an dernier, a évoqué une "qualité d'écoute", tout en se disant "vigilante sur le cadrage financier de la négociation de la future convention chômage", qui devrait s'amorcer à l'automne.

La Fédération des employeurs du spectacle a, elle, demandé "un plan d'action pratique après la présentation de la loi sur la création" et évoqué "un très gros sujet, qui est la baisse des crédits des collectivités territoriales pour la culture".

De son côté, la Coordination des intermittents et précaires (CIP), invitée tardivement, a dénoncé "une réunion de travail (...) sur l'intermittence, sans les intermittents!" "Nous ne sommes pas des cautions pour acheter la paix sociale", a indiqué Samuel Churin, un de ses porte-parole, qui assure que "si nous avions été invités en délégation officielle, nous serions venus". L'entourage du Premier ministre indique avoir proposé plusieurs horaires de rendez-vous.


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