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Salman Rushdie : les réseaux sociaux auraient amplifié la fatwa

Publié le 01/10/2012 à 18H05, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
L'écrivain Salman Rushdie le 1er octobre 2012 à Berlin opur présenter son livre "Joseph Anton"

L'écrivain Salman Rushdie le 1er octobre 2012 à Berlin opur présenter son livre "Joseph Anton"

© JOHANNES EISELE / AFP
L'écrivain britannique Salman Rushdie a estimé lundi que les réseaux sociaux auraient accru son exposition au danger si la fatwa appelant à sa mort avait été lancée de nos jours, lors d'une conférence de presse à Berlin.
Par Culturebox avec AFP

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Une "culture de l'offensé"
L'auteur, qui était dans la capitale allemande pour présenter son autobiographie évoquant une décennie passée à se cacher, souligne que la campagne menée contre lui en 1988 a été "très efficace et très internationale", avec seulement des téléphones et des fax. "Il n'y avait aucun email, aucun texto, pas de Facebook, ni de twitter, ni d'internet, et ça a bien sûr ralenti les attaques", a déclaré Salman Rushdie.

"Il aurait été tout à fait possible de mobiliser des gens à une vitesse bien plus grande contre le livre puisque tout le monde sait tout instantanément, cela aurait donc été plus dangereux aujourd'hui", a estimé l'écrivain.

Il s'en est également pris à ce qu'il a appelé une "culture de l'offensé", jugeant absurde et attentatoire à la liberté d'expression de préconiser l'interdiction d'oeuvres artistiques pour la seule raison que des gens peuvent en être offensés.

"Cette idée que d'une façon ou d'une autre nous pouvons demander à vivre dans un monde où rien ne nous offense est une absurdité", a ainsi jugé l'auteur des "Versets sataniques", âgé de 65 ans.

"Joseph Anton"
Son livre de plus de 600 pages écrit à la troisième personne et intitulé "Joseph Anton", du nom du pseudonyme qu'il a utilisé pendant ses années de fuite, a été publié le mois dernier, au moment où des manifestations violentes et parfois meurtrières ont éclaté dans le monde musulman contre un film anti-islam américain.

La publication de ces mémoires intervient 23 ans après que Rushdie est devenu la cible d'une fatwa iranienne appelant à sa mort pour injure prétendue à l'islam et au prophète Mahomet, dans ses "versets sataniques".

Rushdie, qui a écrit onze romans, ainsi que des nouvelles et des essais, ne considère pas que la fatwa prononcée contre lui ait eu un effet profond sur sa façon d'écrire. "Je me suis dit en conscience... ne tombe pas dans le piège de la peur, ne tombe pas dans celui de la vengeance, essaie juste d'être et de continuer à être l'écrivain que tu es", a-t-il dit.

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