Vestiges grecs à Marseille : pas d'extension du périmètre classé

Par @Culturebox
Publié le 04/09/2017 à 20H14
La carrière grecque découverte à Marseille près du Vieux Port, photographiée le 28 juillet 2017.

La carrière grecque découverte à Marseille près du Vieux Port, photographiée le 28 juillet 2017.

© Bertrand Langlois / AFP

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé lundi que le périmètre classé de l'ancienne carrière grecque découverte à Marseille ne serait pas modifié par la loi. Mais elle appelle à une meilleure mise en valeur du site archéologique. Plusieurs élus et riverains lui demandaient de protéger l'ensemble du site.

Françoise Nyssen invoque la loi

"La loi ne permet pas à l'Etat d'étendre l'espace protégé à des surfaces qui ne le justifient pas", a déclaré la ministre dans un communiqué, expliquant que sur le site de la Corderie, "les services de l'Etat n'ont pas relevé de nouveaux éléments
permettant de modifier la décision annoncée en juillet".

Françoise Nyssen avait décidé cet été de protéger une partie du site : 650 m² - sur 6.500  m² - qui seront classés Monument historique, et d'établir une servitude pour permettre au public d'y accéder en permanence.

Depuis la découverte du site lors de fouilles, de nombreux riverains de la carrière antique, située à deux pas du Vieux-Port, se sont engagés pour sa sauvegarde, alors que le site est promis à la construction d'une résidence de huit étages pour 109 logements "haut de gamme".

La ministre souhaite une meilleure mise en valeur du site

"La ministre de la Culture appelle de ses voeux une meilleure mise en valeur du site archéologique par une visibilité accrue, une utilisation de l'espace mitoyen dont la Ville est propriétaire et qui donne sur l'espace protégé, et une exploitation de la servitude de passage dont elle dispose le long du rempart", a-t-elle ajouté.

La ministre, qui salue "l'intérêt exceptionnel des Marseillais pour leur patrimoine", assure avoir pris sa décision après la réunion publique du 31 août en préfecture à Marseille, en présence des représentants de Vinci, de la mairie, de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), des scientifiques et des riverains.

Plusieurs élus, comme Benoît Payan (PS) ou Jean-Luc Mélenchon (LFI) se sont engagés pour la protection du site et ont participé à des manifestations de riverains contre le chantier de Vinci.