Valparaiso, l'un des joyaux culturels du Chili, toujours menacé par le feu

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/03/2015 à 18H18
Valparaiso, le 13 mars. La fumée vient des forêts environnantes.

Valparaiso, le 13 mars. La fumée vient des forêts environnantes.

© CITIZENSIDE/SEBA GRACIA / citizenside.com

L'incendie dans la région du port chilien de Valparaiso n'est toujours pas maîtrisé au bout de deux jours, même si son intensité a considérablement baissé, ont indiqué ce dimanche 15 mars les autorités. Mais la ville célébrée par Pablo Neruda, dont le centre est inscrit depuis 2003 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, et sa région sont toujours placées en état d'urgence.

Dans la nuit du 14 au 15 mars, la progression des flammes a été très limitée, contrairement à la veille, où elles ont menacé des zones habitées. Mais la ville et sa région sont toujours placées en état d'urgence.

Joyau culturel chilien

Valparaiso, ville de 260.000 habitants, à 120 km à l'ouest de la capitale Santiago, célèbre pour ses collines, ses ruelles escarpées et ses maisons colorées, est incrite au patrimoine culturel de l'humanité.
Le centre historique de Valparaiso.

Le centre historique de Valparaiso.

© Marco Simoni/REX/REX/SIPA
Port pittoresque, très visité par les touristes (nationaux et étrangers), cette "perle du Pacifique" a été mise en valeur par le poète Pablo Neruda (dont on trouve la maison-musée) et le photographe Sergio Larrain.

L'incendie a commencé le 14 mars au soir, apparemment dans une déchage d'ordures dans la partie haute de Valparaiso, au même endroit qu'un autre sinistre qui l'an dernier en avril avait causé la mort de 15 personnes et détruit 3.000 maisons de la ville. En cette période de fin d'été austral, avec des températures élevées, les ordures "se transforment en combustible" a déclaré l'intendant  (gouverneur) de Valparaiso, Ricardo Bravo. "Cette situation angoisse la population, qui vit encore dans le souvenir de l'incendie de l'an passé", a déclaré le maire Jorge Castro.
Valparaiso. La fumée vient des forêts qui entourent la ville. 

Valparaiso. La fumée vient des forêts qui entourent la ville. 

© ALBERTO MIRANDA SAN MARTIN / AFP
Pauvreté

Le maire veut mettre l'accent sur l'apauvrissement de Valparaiso. "A la fin du XXe siècle, Valparaiso ne connaissait pas ce genre de tragédies. Les incendies étaient maîtrisés à l'aide d'avions qui avaient une  capacité de 9.000 litres (d'eau)", a-t-il déclaré à Radio Cooperativa. "Désormais, les pompiers n'ont plus d'appui aérien pour leur permettre d'arrêter une tragédie comme celle-ci".

Vitrine touristique du Chili, Valparaiso affiche aussi un taux de pauvreté qui dépasse de deux points la moyenne nationale (14,4%). Faute d'espaces disponibles, les familles investissent des zones à risques sur les hauteurs. Après la tragédie de 2014, les autorités ont annoncé un plan pour la ville qui est toujours en construction.