Une première : un tissu funéraire égyptien rarissime vendu 374 000 euros à Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/06/2015 à 10H01
Le tissus funéraire mis en vente © Capture d'écran France 3

"Ta-nedjem" est mort dans la vallée des Rois il y a 3400 ans environ, et le carré de lin polychrome déposé sur son linceul est mis aux enchères ce jeudi à Paris, lors d'une vente sans précédent. Aucune de ces toiles funéraire n'est encore passée sous le marteau d'un commissaire priseur.

Il reste seulement une vingtaine d'exemplaires de ces toiles de lin funéraire dans le monde. La plupart sont conservées dans de grands musées, comme le Met à New-York et le Louvre à Paris. Le rectangle de tissu mis en vente aujourd'hui remonte à la XVIIIe dynastie égyptienne (1400 - 1300 av. J.C.). Il a été découvert lors de l'inventaire des biens d'une éditrice à la vie romanesque disparue en 1996.
Un détail du tissu funéraire © Capture d'écran France 3
Sur ce lin funéraire (29 cm sur 21), le défunt est comme le veut la tradition représenté de profil, vêtu d'un pagne, assis sur un siège noir à pattes d'animaux face à un guéridon d'offrandes. Confectionnés dans le même tissus utilisé pour les bandelettes des momies, les pièces de ce type étaient déposés sur le linceul entourant le sarcophage, comme l'a montré le seul exemplaire retrouvé in situ.

Le carré mis en vente par la maison Piasa "comporte de nombreuses similitudes avec celui exposé au musée du Louvre, même peintre, mais scribe différent", explique l'expert Christophe Kunicki. Il est aussi remarquable par le vivacité des couleurs. Il avait été offert à sa dernière propriétaire par le milliardaire américain Arthur Sachs qui l'avait d'abord acquis pour sa femme en 1927. Auparavant il était vraisemblablement passé de main en main, et la provenance se perd.

Le reportage de Pascale Sorgues, Antoine Marguet, Stéphane Wislin :
La vente aux enchères a lieu ce jeudi à Paris à la Maison Piasa à 15 heures.