Syrie : la citadelle d'Alep touchée par un obus de l'armée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/08/2012 à 12H26
Photo d'archive de l'entrée de la citadelle d'Alep, dans le nord de la Syrie (28/8/2008)

Photo d'archive de l'entrée de la citadelle d'Alep, dans le nord de la Syrie (28/8/2008)

© Patrick Kovarik / AFP

La citadelle d'Alep, un joyau de l'architecture militaire islamique du Moyen-âge, a été touchée par un obus tiré par l'armée syrienne, a révélé l'opposition vendredi.

"La citadelle a été touchée par un obus de mortier, une arme que personne à Alep, ni en Syrie, ne possède hormis les forces alliées au régime", a indiqué le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'oppositiondans un communiqué photos à l'appui (dont nous n'avons pas encore connaissance).

Selon le texte, l'obus est tombé à l'entrée fortifiée de la citadelle qui est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et a détruit une plaque en marbre portant le nom du site. Le CNS exprime "sa colère contre cette agression qui a visé la mémoire et l'histoire du peuple syrien et celle de l'humaninté tout entière" et demande une "intervention de l'Unesco pour protéger ce patrimoine".

Depuis le 20 juillet, Alep est le théâtre de combats violents entre les rebelles et l'armée qui bombarde de nombreux quartiers où sont présents les insurgés, dont ceux de Bab Hadid et Bab Nasr, dans le centre, non loin de la citadelle.

Une construction échelonnée sur trois siècles
La citadelle a commencé à être édifiée au Xe siècle sur une colline. Sa construction a pris trois siècles. Il s'agit d'un site en pierre, qui domine la métropole du nord, où l'armée pilonne et bombarde les rebelles dans une bataille acharnée pour le contrôle de la ville. La légende veut que, au fond des ruines de la citadelle, se cache le sanctuaire où le patriarche Abraham s'arrêta pour prier.

Une effroyable guerre civile
La Syrie est en proie à une terrible guerre civile depuis mars 2011, déclenchée par des manifestations dans la foulée des révolutions survenues dans d'autres pays arabes. Selon l'opposition, la répression contre les opposants et les civils a fait près de 20.000 morts et des centaines de milliers de déplacés. Depuis quelques temps, l'opposition s'arme et s'organise, à la faveur de défections dans l'armée et d'aides venues de l'étranger.