Syrie: l'EI est entré dans Palmyre, joyau antique

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/05/2015 à 19H14
Sur le site antique de Palmyre (Syrie) classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Photo prise en 2009.

Sur le site antique de Palmyre (Syrie) classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Photo prise en 2009.

© Chris Melzer / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP

Des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont pris le contrôle samedi de plusieurs secteurs dans le nord de Palmyre, ville syrienne stratégique abritant les ruines d'une cité antique renommée, à l'issue d'âpres combats contre les forces du régime.

"L'EI a avancé et pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre, et des affrontements intenses se poursuivent", a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des combats se déroulent aussi près de la citadelle islamique dans l'ouest de la ville, a-t-on appris de même source.

L'EI a lancé l'assaut sur Palmyre mercredi, se reprochant progressivement du site antique jeudi et vendredi. Les jihadistes ont exécuté au moins 49 civils, dont neuf enfants rien que vendredi, durant cette offensive, selon, l'OSDH. Treize jihadistes ont péri sur ce front, selon M. Abdel Rahmane qui n'était pas en mesure de donner de bilan pour les forces gouvernementales engagées dans une contre-offensive.

Un appel du directeur des Antiquités entendu par l'Unesco

En milieu de semaine, le directeur des antiquités syriennes avait lancé un appel urgent à la communauté internationale pour sauver Palmyre, entendu par la directrice générale de l'Unesco qui avait demandé de "tout mettre en oeuvre pour empêcher sa destruction".

Le site qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. La plupart des ruines monumentales comportant notamment des colonnades torsadées romaines, des temples des tours funéraires, se trouvent elles au sud-ouest de la ville. 

Palmyre revêt une importance stratégique pour l'EI puisqu'elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d'Al-Anbar, en grandepartie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.