Plus de 5000 oeuvres archéologiques volées récupérées en Italie

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/01/2015 à 09H16
Les oeuvres archéologiques volées récupérées par les Carabiniers italiens, exposées au Musée de Termes de Dioclétien à Rome.

Les oeuvres archéologiques volées récupérées par les Carabiniers italiens, exposées au Musée de Termes de Dioclétien à Rome.

© Claudio Peri/ANSA/MAXPPP

Plus de 5.000 oeuvres d'art, datant toutes de l'antiquité romaine, ont été récupérées par les carabiniers à l'issue de la plus importante opération de ce genre jamais réalisée en Italie. Le trafic était organisé entre l'Italie et la Suisse et trouvait ses acquéreurs en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Japon et jusqu'en Australie.

"Ceci est la plus grande découverte jamais réalisée : 5.361 pièces provenant de plusieurs régions italiennes, retrouvées grâce à une importante enquête, et qui retourneront là où elles se trouvaient", a indiqué devant la presse le ministre de la Culture Dario Franceschini.

Valeurs archologique et marchande inestimables

Ces bronzes, sculptures vases, bijoux ou encore fresques et amphores, parfois d'une valeur inestimable, ont été volés lors de fouilles clandestines, en Sicile, Sardaigne, Calabre et d'autres régions italiennes, a précisé de son côté le responsable de cette opération, le général des carabiniers, Mariano Mossa.

Ces pièces datent toutes d'une période comprise entre le VIIIème siècle avant JC et le IIIème siècle, selon les autorités. Leur valeur totale a été estimé à quelque 45 millions d'euros par le général Mossa, qui dirige un corps de carabiniers spécialisés dans les enquêtes sur les oeuvres d'art volés.

Important trafic entre la Suisse et l'Italie

L'enquête a été déclenchée après la récupération d'un célèbre vase antique, l'Assteas, vendu au musée Ghetty de Malibu aux Etats-Unis. Lors de cette opération, un intermédiaire italien, Gianfranco Becchina, avait été repéré par les carabiniers, qui ont ensuite intensifié leurs contrôles sur cet homme, marié à une ressortissante suisse et propriétaire d'une galerie d'art en Suisse.

L'enquête menée avec les autorités policières de Genève et de Bâle a rapidement révélé l'existence d'un trafic important entre la Suisse et  l'Italie. Plusieurs entrepôts à Bâle contenant des centaines de pièces sans aucune documentation ont été identifiés et perquisitionnés. La police helvétique a alors arrêté l'épouse de Gianfranco Becchina, ce dernier ayant été lui-même intercepté à l'aéroport de Milan par la police italienne.

Les oeuvres d'art, une fois restaurées en Suisse, étaient mises en vente en Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon et Australie, grâce à de faux certificats d'authenticité, selon le général Mossa. Les autorités italiennes ont promis d'exposer au grand public l'ensemble de ces oeuvres récupérées à Bâle, selon des modalités encore à définir.