Pièce de musée, la combinaison d'Armstrong restaurée grâce au crowdfunding

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/08/2015 à 11H59
Le scaphandre abîmé d'Armstrong

Le scaphandre abîmé d'Armstrong

© France 3 / Culturebox/capture d'écran

Le scaphandre du premier homme sur la Lune va pouvoir être restauré dans toute sa splendeur pour le 50e anniversaire des premiers pas de Neil Armstrong sur notre satellite naturel, grâce au succès phénoménal d'une levée de fonds sur internet. 719 779 dollars ont été recueillis par le Smithsonian qui gère le Musée de l'air et de l'espace de Washington.

Avec cet argent, le scaphandre emblématique - blanc, avec ses badges de la Nasa et de la mission Apollo 11 de 1969, ses valves bleues et rouge, son large drapeau américain sur la manche gauche, et sa poussière de lune - pourra être dignement montré au public sans risquer de se désagréger.

L'institut aura même assez d'argent pour restaurer un autre scaphandre historique, celui d'Alan Shepard, le premier Américain à être allé dans l'espace après le Soviétique Youri Gagarine. 

9.477 personnes ont donné de l'argent sur le site de financement participatif Kickstarter alors que l'institut s'était fixé un objectif plus modeste de 500 000 dollars quand il a lancé l'affaire.

Reportage: Jean-Christophe Batteria, Pascale Conte, Elodie Noiret

Objectif: l'exposition "Destination Lune

Les scaphandres d'Armstrong et de Shepard trôneront côte à côte dans une exposition prévue par le musée en 2020. Intitulée "Destination Lune", elle doit permettre de montrer les progrès réalisés en matière de vêtements spatiaux. En fonction de leur générosité, les donateurs seront récompensés par des cadeaux, jusqu'à une visite de l'atelier de restauration. 

Fort de son succès, le Musée de l'air et de l'espace compte faire appel au "crowdfunding" à l'avenir pour financer d'autres projets, mais il ne sait pas encore lesquels. Le "Smithsonian National Air and Space Museum" rassemble la plus grande collection au monde d'avions, d'hélicoptères, fusées et autres engins spatiaux.

Au musée du Bourget, la carte de l'authenticité

Les Américains ne sont pas les seuls à être fascinés par l'aventure spatiale. Au Musée du Bourget, 1 500 personnes passent chaque jour devant la combinaison que portait Jean-Loup Chrétien, le premier spationaute français, en 1982. Bien que protégée, elle est aussi victime de l'usure du temps mais les responsables du musée préfèrent la conserver en l'état pour lui laisser toutes les traces de ce voyage qui fait tant rêver.