Patrimoine mondial de l'Unesco : Strasbourg-Grande île et Taputapuātea candidats

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/01/2016 à 18H22
Taputapuàtea sur l'île de Ra'iatea (Polynésie française) avec marae (temple à ciel ouvert).

Taputapuàtea sur l'île de Ra'iatea (Polynésie française) avec marae (temple à ciel ouvert).

© Bruno Barbier / Hemis.fr / AFP

La ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a annoncé lundi la candidature de deux biens culturels à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il s'agit de "Taputapuātea" en Polynésie française, et de l'extension du bien "Strasbourg-Grande île" déjà inscrit en 1988 sur la liste de l'Unesco. Ces candidatures seront examinées en juillet 2017.

Un paysage sacré polynésien

"Taputapuātea" est un paysage culturel situé en Polynésie française, sur l’île de Ra'iatea. Il est parsemé "de vestiges archéologiques, en particulier de marae, temples à ciel ouvert faits de pierres et de coraux caractéristiques des Îles de la Société", précise le ministère.

"Taputapuātea" est surtout un paysage sacré exceptionnel de la civilisation mā'ohi. "Sa lecture permet de raconter l’expansion des peuples polynésiens à travers l’Océan Pacifique, leur organisation et leur relation spirituelle et cosmologique aux éléments naturels et à l’espace."

Un ensemble urbain caractéristique de l'Europe rhénane

Seconde candidature présentée par la France, "De la Grande-Île à la Neustadt" est une candidature d’extension du bien "Strasbourg -Grande-Île" inscrit en 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

"La Grande-Île et la Neustadt forment un ensemble urbain caractéristique de l’Europe rhénane, structuré autour de la cathédrale de Strasbourg, chef-d’œuvre majeur de l’art gothique. Son imposante silhouette domine l’ancien lit du Rhin maîtrisé par l’homme. Des perspectives construites à partir de la cathédrale créent un espace urbain unifié."

"Soigneusement assemblées avec leur spécificité et leur diversité, ces réalisations composent une scène urbaine exceptionnelle représentative d’une culture de la ville proprement européenne (...), symbole aujourd’hui de la réconciliation franco-allemande", souligne le ministère.

Ces candidatures seront examinées en juillet 2017. Entre temps, deux autres candidatures françaises seront examinées en juillet 2016 par le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco : l'œuvre architecturale de Le Corbusier (bien culturel) et la Chaîne des Puys-Faille de Limagne (bien naturel).