Palais Farnese : l’Ecole française de Rome ouvre ses portes au public

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/02/2014 à 14H24
La loggia de l'Ecole française de Rome, dans le palais Farnese

La loggia de l'Ecole française de Rome, dans le palais Farnese

© Andreas Solaro / AFP

L’Ecole française de Rome, cachée au deuxième étage du Palais Farnese, un des plus beaux palais Renaissance qui abrite aussi l’ambassade de France en Italie, ouvre pour la première fois ses portes au public.

Institut de recherche prestigieux, l'Ecole française de Rome (EFR) a été fondée en 1875 et permet à des étudiants - une vingtaine par an - en train de préparer un doctorat ou venant juste de l'obtenir de "passer un à  trois ans à Rome, agrandir le cercle de leurs connaissances et internationaliser leurs recherches", souligne sa directrice, Catherine Virlouvet.
 
L'Ecole distribue aussi 150 bourses et accueille chaque année pour des durées plus courtes 200 à 300 chercheurs et  enseignants en histoire, archéologie, géographie et autres sciences humaines.
 
La plus grande bibliothèque française à l’étranger
L'Ecole "n'est pas une tour d'ivoire où les chercheurs seraient enfermés et ne communiqueraient pas avec l'extérieur, elle veut montrer ce qu'elle est, se faire connaître à un plus grand nombre", explique Catherine Virlouvet.
 
A partir de vendredi, avec l'association Inventer Rome, les visiteurs vont pouvoir découvrir son joyau : la plus grande bibliothèque française à l'étranger,  "centrée essentiellement sur le monde romain antique et l'Italie médiévale", mais qui couvre toute l'histoire de l'Italie "de la préhistoire à nos jours",  sans oublier celle de l'Eglise et du Vatican.
 
Sur les 6 km de rayonnages qui s'élèvent jusqu'au plafond, à huit mètres de hauteur, plus de 200.000 volumes, dont de très belles collections de périodiques. "Certaines sont complètes depuis leur premier numéro en 1873",  s'enorgueillit la directrice de la bibliothèque, Annie Coisy.
 
Au programme de la visite, le salon et la loggia
Ouverte aux étudiants dès leur inscription en doctorat et aux enseignants d’université qui travaillent dans les domaines couverts par l’Ecole, elle propose livres et périodiques en accès libre. "Cela permet au lecteur à la recherche d'un ouvrage dans les rayonnages d'en découvrir aussi d'autres. C'est ce qu'on appelle dans notre jargon le butinage", raconte la bibliothécaire, fière de ce "lieu de rencontre".
 
Egalement au programme de la visite, un imposant salon rouge orné de tapisseries des Gobelins qui mène à l'immense loggia. Visible depuis la colline du Janicule, par-delà le Tibre, cette terrasse est aussi un "emblème du Palais Farnese de l'autre côté de la façade sévère dessinée par Michel-Ange", rappelle Catherine Virlouvet.
 
Un rendez-vous hebdomadaire sur réservation
L’ouverture au public sera d'abord limitée à un rendez-vous hebdomadaire, le vendredi soir, sur réservation comme pour l'ambassade de France, qui a accueilli l'an dernier quelque 30.000 visiteurs. "C'est un test, résume la directrice. Nous verrons si nous pouvons accroître le nombre de visites, en fonction du fonctionnement de la bibliothèque".
 
D'ores-et-déjà une consigne est claire : les commentaires des guides se feront dans les salons ou la loggia. Pas question de troubler le silence studieux des salles de lecture.