Mémoire collective: les Français invités à confier leurs films à l'Ina

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/07/2012 à 15H09
L'INA (Institut National de l'audiovisuel) créé un Fonds d'archives amateurs.

L'INA (Institut National de l'audiovisuel) créé un Fonds d'archives amateurs.

© INA

L'Institut national de l'audiovisuel (INA) a lancé lundi à Bordeaux un appel aux vidéastes amateurs pour qu'ils lui confient leurs archives personnelles, afin de les faire entrer dans la mémoire collective.

L'opération "Ina, mémoires partagées" a pour objectif : permettre de dénicher les trésors audiovisuels insoupçonnés jusqu'alors enfouis dans les archives personnelles des Français. "L'Ina n'est pas un coffre-fort numérique sur lequel on est assis et dont on ne fait rien, nous devons être là pour faire partager ces images, les faire vivre, les remettre dans leur contexte et les diffuser", a expliqué le PDG de l'Ina, Mathieu Gallet, à l'origine de cette initiative.

Cette grande collecte, qui débute dès le mois de juillet par la région Aquitaine, concerne toutes les images, quelle que soit leur époque ou leur support d'origine (film, cassette VHS...).  Les équipes de l'Ina sélectionneront ensuite les images offrant le plus grand intérêt patrimonial.

Les documents audiovisuels sélectionnés feront ensuite partie intégrante du patrimoine audiovisuel français et seront consultables par tous sur le site internet de l'INA, ainsi que sur la chaîne "Ina mémoires partagées"sur le site de dailymotion. Les thématiques choisies pour cette première étape sont aussi diverses que l'économie régionale (viticulture, agriculture et vie rurale...), les mutations de la ville et des paysages, le tourisme, la politique, les fêtes populaires et bien sûr les grands événements historiques.

Cette opération devrait, dans les prochains mois, être étendue  progressivement aux autres régions françaises et à d'autres thèmes", a indiqué Jean-Michel Rodes, directeur du pôle collection de l'institut. "Cela dépendra de la manière dont cela va se passer en Aquitaine car nous ne savons pas si nous allons collecter trop ou au contraire pas assez  d'images", reconnaît Jean-Michel Rodes. Ce dernier raconte comment, récemment, il a vu des images amateurs incroyables filmées lors des Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ou un voyage du  Maréchal Tito au Cambodge en 1976. "L'idée est aussi que l'Ina se rapproche des Français", a souligné le directeur de l'Ina, qui souhaite que d'ici quatre ans, le fond du dépôt légal de l'institut soit accessible depuis des bibliothèques ou médiathèques d'une vingtaine de villes françaises. Cette opération d'accessibilité au dépôt légal sera lancée en octobre dans la ville de Pessac, dans la banlieue bordelaise.