Les secrets de Chenonceau, le château des Dames

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/08/2013 à 11H03
Chenonceau, le "château des dames", l'un des joyaux de la Vallée de la Loire.

Chenonceau, le "château des dames", l'un des joyaux de la Vallée de la Loire.

© Subervie/AFP

C'est l'un des joyaux de la Vallée de la Loire : le château de Chenonceau attire chaque année des millions de visiteurs. Témoin des grandes heures de l'Histoire, le bâtiment nécessite l'intervention d'un personnel impressionnant. Plongée dans les coulisses d'un site exceptionnel.

Reportage : I. Baechler / S. Guillemot / M. Marini
Sa silhouette est reconnaissable entre toutes. Bâti sur le Cher qu'il enjambe grâce à un pont galerie édifié sous Catherine de Médicis, le château de Chenonceau a été baptisé au fil du temps, le "Château des Dames". Plusieurs personnalité féminines ont en effet successivement influencé l'architecture et l'histoire de cette résidence qui fut royale avant de devenir demeure privée en 1601.

Une affaire de femmes
L'histoire de Chenonceau débute en 1513 avec les travaux qui lui donneront en grande partie l'apparence qu'il conserve encore aujourd'hui. Des travaux dirigés par Catherine Briçonnet, l'épouse d'un grand bourgeois qui fait construire à l'emplacement d'un ancien château une demeure digne des rois. Le domaine revient d'ailleurs à la couronne sous François 1er, puis Henri II qui en fait don à Diane de Poitiers.
La chambre de Diane de Poitiers à Chenonceau.

La chambre de Diane de Poitiers à Chenonceau.

© Heaton/AFP
La favorite transformera profondément Chenonceau, notamment par la création de jardins, mais n'en profitera guère. A la mort du roi, sa mère Catherine de Médicis force Diane à rendre le château. Une nouvelle ère commence avec notamment la construction de la galerie au-dessus du Cher qui reste aujourdhui encore la "carte de visite" du château. Sous la Révolution française c'est encore une femme, Madame Dupin qui sauve Chenonceau des accès anti-royalistes des sans-culottes. Femme d'esprit, amie de Rousseau et figure du siècle des Lumières, son tombeau est encore visible dans le parc du château.