Les incroyables nouveaux vitraux de l’église de Saint-Amand-les-Eaux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/10/2013 à 14H23
Les vitraux de l'église Saint-Martin imaginés par les "passeurs de lumière"

Les vitraux de l'église Saint-Martin imaginés par les "passeurs de lumière"

© France 3 Culturebox

Après cinq ans de travaux, l’église Saint Martin de St-Amand-les-Eaux va retrouver des vitraux dignes de ce nom. Réalisés par une équipe de peintres-verriers sous la houlette de Luc-Benoît Brouard, 38 nouveaux vitraux vont être installés et inaugurés le 18 octobre. La fin d’un chantier exceptionnel.

Reportage : Claire Chevalier, Bertrand Théry, Marie-Elisabeth Masson
La restauration de l’église Saint-Martin de Saint-Amand-les-Eaux a débuté en 2004 et concerne autant la réfection des façades, du toit, de la charpente que les vitraux. Il devenait urgent de redonner tout son éclat à cet édifice du XVIIIe siècle, un des plus importants du diocèse. Ses boiseries, autels et toiles de maîtres lui confèrent aussi un statut de « chef d’œuvre » architectural. La « re-création » des vitraux conforte ce statut.

Au total, 38 vitraux sont passés entre les mains expertes des « passeurs de lumière », nom donné au Moyen-âge aux maîtres-verriers : 24 verrières des nefs latérales hautes (créées avec les élèves de l’école d’arts de la ville ) et 14 baies de la nef basse, des œuvres non-figuratives contemporaines, tirées des grandes scènes de la liturgie catholique.
Chaque vitrail s’élève à 25 000 euros. La ville a financé les 24 premiers vitraux. Les autres ont été financés grâce au mécénat avec de grands groupes.
Luc-Benoît Brouard face aux visiteurs lors des Journées du Patrimoine 2013

Luc-Benoît Brouard face aux visiteurs lors des Journées du Patrimoine 2013

© Ville de Saint-Amand-les-Eaux
C’est l’artiste peintre-verrier Luc-Benoît Brouard qui a supervisé ces créations. Sa renommée est mondiale : il a en effet signé les verrières du Palis des Doges à Venise, du Musée d’Art Moderne de Chicago et du Palais-Royale de Rabat. Il a également imprimé sa « patte » sur plusieurs monuments du Nord-Pas-de-Calais dont la Piscine à Roubaix et le musée Matisse au Cateau-Cambrésis.