Les Archives Nationales ouvrent à Pierrefitte-sur-Seine

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 21/01/2013 à 19H25
Le nouveau bâtiment des Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine, janvier 2013.

Le nouveau bâtiment des Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine, janvier 2013.

© PHOTO PQR/LE PARISIEN/OLIVIER ARANDEL

La mémoire de la France a déménagé en banlieue nord : le nouveau site des Archives nationales a ouvert ses portes lundi à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Un bâtiment flambant neuf signé de l'architecte Massimiliano Fuksas abrite désormais les archives postérieures à la Révolution de 1789. Durant quinze jours, le public est invité à découvrir une partie de cette masse de documents.

"Aux Archives, citoyens !" jusqu'au 3 février
Dans le cadre d'une opération baptisée "Aux Archives,  citoyens !", le public peut découvrir gratuitement les coulisses de ce bâtiment imposant qui accueille cette institution créée par Napoléon pour conserver la mémoire nationale.

L'original de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (septembre 1789) est mis en vedette et diverses animations (slam, danse, cirque,  concerts) sont prévues jusqu'au 3 février.

Au rez-de-chaussée, la spacieuse salle de lecture a commencé à fonctionner dès lundi. En France, depuis la Révolution, tout un chacun peut demander à consulter des archives en s'inscrivant préalablement.
Au coeur du nouveau bâtiment des Archives Nationales de Pierrefitte-sur-Seine, janvier 2013.

Au coeur du nouveau bâtiment des Archives Nationales de Pierrefitte-sur-Seine, janvier 2013.

© PHOTOPQR/LE PARISIEN/OLIVIER ARANDEL
Un projet lancé par le président Chirac
La création du nouveau bâtiment a été décidée par l'ancien président Jacques Chirac en 2004, pour désengorger le site parisien des Archives totalement saturé et garantir une bonne conservation des documents.

L'Etat français a mis le prix pour se doter de cet outil moderne, qui dispose de 360 kilomètres de rayonnage, ce qui en fait le plus grand centre d'archives en Europe.

Bâti sur une ancienne zone maraîchère, au pied du terminus de la ligne 13 du métro, l'édifice, conçu par l'architecte italien Massimiliano Fuksas, a coûté 195 millions d'euros. Avec les chantiers scientifiques connexes,  notamment informatiques, et le déménagement, le montant des frais s'élève à 244 millions d'euros.

Pourtant le bâtiment, qui a été livré en juin, attend toujours d'être inauguré par le président François Hollande. Une première date, fixée en octobre, a été repoussée. L'Elysée évoque à présent une possible inauguration "début février".