Le tissage bédouin et des chants péruviens au patrimoine de l'Humanité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/11/2011 à 09H37
Le Machupichu au Pérou

Le Machupichu au Pérou

© Superstock/SIPA

Menacé de disparition le tissage traditionnel dans les Emirats arabes unis et des prières chantées par des autochtones du Pérou ont été inscrits vendredi par l'Unesco sur la liste du patrimoine immatériel de l'Humanité. Tout autre registre, le comité doit maintenant examiner l'inscription de l'équitation française, sur la "Liste représentative du patrimoine culturel immatériel", sans caractère d'urgence particulier.

 

Le patrimoine immatériel comprend les traditions ou les expressions vivantes héritées des ancêtres, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les savoir-faire nécessaires à l'artisanat traditionnel...

L'Al Sadu, tissage utilisé par les Bédouines, est destiné à produire des vêtements soyeux et des accessoires décoratifs pour les chameaux et les chevaux. Le fil est enroulé autour d'un fuseau, puis teint et tissé sur un métier posé à même le sol.

L'Eshuva définit le chant de prières des Huachipaire, un groupe ethnique autochtone parlant le harákmbut et vivant dans la forêt tropicale du sud du Pérou.

27 traditions estimées menacées de disparition

Le Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni sur l'île indonésienne de Bali, avait déjà annoncé jeudi l'inscription de neuf autres traditions, allant de la respiration circulaire mongole à un rite de sagesse malien, en passant par la narration dramatique iranienne. L'ensemble de ces ajouts portent à 27 les éléments estimés "menacés de disparition".

La porcelaine de Limoges a retiré sa candidature

Le Comité doit maintenant examiner les candidatures pour l'inscription sur la "Liste représentative du patrimoine culturel immatériel", sans caractère d'urgence particulier.

La France y avait demandé l'ajout de la porcelaine de Limoges mais cette ville a retiré sa candidature, expliquant avoir reçu une demande d'information supplémentaire du comité impossible à satisfaire à temps. La proposition d'inscription avait de toute façon reçu un avis préalable défavorable de la part des experts du comité.

Quid de l’équitation française ?

L'équitation de tradition française est également candidate mais aucun consensus ne s'est dégagé sur une recommandation. Une décision finale sera prise à ce sujet d'ici à la fin du week-end.

L'an dernier, l'Unesco avait inscrit le "repas gastronomique des Français", le compagnonnage et la dentelle au point d'Alençon (ouest de la France).

La liste "représentative" comprend actuellement 213 éléments.