Le prix TED 2016 à Sarah Parcak et sa technique de détection des sites antiques

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/11/2015 à 14H41
Image satellite de la NASA et de l'Université de l'Alabama de sites archéologiques en Egypte obtenue par le groupe dirigé par Sarah Parcak le 25 mai 2011. Dans l'encadré (photo infra rouge) : ensemble de rues et de maisons de l'anncienne cité de Tanis, aujourd'hui ensevelie.

Image satellite de la NASA et de l'Université de l'Alabama de sites archéologiques en Egypte obtenue par le groupe dirigé par Sarah Parcak le 25 mai 2011. Dans l'encadré (photo infra rouge) : ensemble de rues et de maisons de l'anncienne cité de Tanis, aujourd'hui ensevelie.

© HO / UNIVERSITY OF ALABAMA / AFP

Une archéologue américaine a été récompensée le 9 novembre par les conférences sur l'innovation TED (Technology, Entertainment and Design) pour son travail de détection des sites antiques - et des pillages - grâce à un traitement particulier des images satellite.

Sarah Parcak du "Laboratory for Global Observation" (Birmingham, Alabama) a reçu le prix des conférences TED (Technology, Entertainment and Design) pour ses travaux de détection des sites antiques. "Je suis honorée de recevoir le prix TED. Mais ça n'est pas pour moi, c'est pour notre champ (de recherche) et les milliers d'hommes et de femmes dans le monde, notamment au Moyen-Orient, qui défendent et protègent les sites"  archéologiques, a déclaré Sarah Parcak.

Technique de traitement des images satellites

"Ces quatre dernières années et demi ont été horribles pour l'archéologie", a-t-elle estimé, déplorant les pillages et les destructions de sites anciens qu'elle a recensés grâce à une technique de traitement des images satellites. La scientifique a promis d'utiliser son prix pour convaincre le monde de détecter et protéger ces sites.

"Au moment où tant de sites antiques sont menacés - et détruits - c'est très touchant de récompenser avec le prix TED un esprit brillant, engagé dans la découverte, la diffusion et la protection de ces joyaux", a souligné la directrice du prix TED, Anna Verghese. Sarah Parcak "utilise une technologie du 21e siècle pour rendre à nouveau visible l'histoire d'un monde ancien et invisible", a fait valoir Anna Verghese.

Itinéraire d'une égyptologue

Sarah Parcak, actuellement professeur à l'université de l'Alabama à Birmingham, où elle a fondé le Laboratory for Global Observation, a été initiée à la photographie aérienne par son grand-père, qui l'utilisait pour des travaux forestiers. Elle a étudié l'égyptologie à Yale, où elle a commencé à explorer le potentiel de ces outils pour l'archéologie.

Sarah Parcak étudiait à l'université de Cambridge, au Royaume-uni, quand elle a créé une technique de traitement d'images satellite qui lui a permis de découvrir des sites archéologiques, en Egypte surtout. Elle s'est ensuite penchée sur la détection des pillages.

Un prix doté d'un million de dollars

Sarah Parcak a été nommée lauréate du prix TED 2016, doté d'un million de dollars, qui doit lui servir à accomplir un "souhait" et récompense souvent des organisations innovantes et influentes ayant des "idées qui valent la peine d'être diffusées".

Sarah Parcak révélera son "souhait" lors de la conférence annuelle TED, qui  se tiendra à Vancouver, dans l'ouest du Canada, en février. Le premier prix TED avait été décerné en 2005 au chanteur Bono pour son engagement contre la pauvreté et la maladie.