Muséophobes, suivez la visite guidée ludique du musée Saint Raymond de Toulouse

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/12/2016 à 10H15, publié le 27/12/2016 à 10H00
Les visiteurs apprennent en s'amusant au musée Saint-Raymond 

Les visiteurs apprennent en s'amusant au musée Saint-Raymond 

© France 3 / Culturebox

Si pour vous le mot musée rime avec visite trop longue et ennui profond, suivez le guide : le musée Saint-Raymond de Toulouse a peut-être trouvé un moyen de vous faire venir quand même. Six allergiques à l’art antique ont été recrutés sur les réseaux sociaux pour une visite "crash-test". Défi relevé.

Le musée des Antiques et de l’archéologie de Toulouse veut séduire les visiteurs récalcitrants. Pour cela, un casting a été lancé sur les réseaux sociaux pour recruter six candidats hostiles aux musées. Une visite guidée "test" spécialement conçue pour eux a été organisée le 23 décembre, un bon moyen de vérifier son efficacité avant de l’ouvrir au public.


Et les organisateurs ont de quoi s’inquiéter. Car pour les visiteurs d’un jour, les musées ne sont, à la base, pas vraiment enthousiasmants : "Ça m’évoque la pluie. Ce sont des endroits où on va quand il pleut et vraiment quand on n’a pas autre chose à faire". "Une petite demi-heure ça va, […] mais après je me lasse assez rapidement".

Une visite sous le signe du jeu

Partant de ce constat, le musée Saint-Raymond a voulu créer une visite guidée qui se veut plus ludique : deux heures de découverte sous le signe de l’amusement au sein de ses collections. Sceptiques de prime abord, les six cobayes se prennent rapidement au jeu. "C’est interactif, c’est beaucoup plus plaisant !"
A la recherche de la statue représentée sur la pièce de monnaie

A la recherche de la statue représentée sur la pièce de monnaie

© France 3 / Culturebox

Un pari réussi pour le musée qui propose entre autres des "boîtes mystère", une chasse à la statue et des jeux de pêche à la ligne. "Je m’éclate, je m’amuse comme une gamine, et au moins je retiens les informations", confie l’une des participantes. Un autre confirme : "C’est un amusement, on est plus impliqués et on a plus envie de savoir des choses, donc pour ça je dis bravo !"

Reportage : C. Sardain / L. Boffet / F. Declercq / J. Eon

Ces anciens intolérants aux antiquités semblent conquis, la visite spéciale "anti-musées" a passé son crash-test. Prochaine étape : la "vraie" visite, programmée le 29 janvier 2017.