Le musée Quillot médusé par la découverte d'un Géricault dans ses réserves

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/04/2012 à 16H43
Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault

Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault

© DR

Le "Radeau de la Méduse" de Théodore Géricault est une oeuvre mondialement connue qui a marqué le début du Romantisme en France. Le musée Roger Quilliot à Clermont-Ferrand vient de découvrir, ou plus précisément de redécouvrir dans ses réserves, une étude inédite que le maître a réalisée pour ce tableau. Il s'agît d'une Tête d'expression correspondant à l'un des personnages de la toile, celui situé le plus à gauche. Celle-ci avait été désavouée par un historien de l'art il y a une quarantaine d'année, la reléguant aux réserves du musée jusqu'à ce qu'un spécialiste de Théodore Géricault, Bruno Chenique, l’authentifie.

Le musée Roger Quilliot profite de cette découverte pour organiser une exposition sur la fabrication et le processus de création du Radeau de la Méduse. Une cinquantaine d'oeuvres de Théodores Géricault provenant du monde entier sera exposée autour de cette étude, du 30 mai au 3 septembre 2012.

Le Radeau de la Méduse a été présenté au public au  Salon de 1819 au Louvre. Le maître a été salué mais son oeuvre a fait scandale en raison du thème abordé (inspiré d'un fait divers polémique) et de la représentation très réaliste des corps des naufragés. Pour construire son oeuvre Géricault a même étudié et peint des morceaux de vrais cadavres. Il a réalisé quarante neuf projets et esquisses pour aboutir à ce chef d'oeuvre. Malheureusement, l'emploi de peinture à base de plomb réagit au contact de l'air et altère les couleurs du tableau jusqu'au jour problable où la toile ne sera plus visible !