Le Festival de Chaumont-sur-Loire distingue des jardins inspirés par l'actualité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2016 à 20H04
Jardin "Que vienne la pluie", Festival International des Jardins, 2016

Jardin "Que vienne la pluie", Festival International des Jardins, 2016

© Eric Sander

Le jury du Festival international des jardins de Chaumont a distingué vendredi les créations de paysagistes français, belges, américain et suisse qui ont travaillé pour cette 25e édition sur le thème des "Jardins du siècle à venir".

Le "prix de la Création" récompense le travail des Français Frédérique Larinier, Emmanuel Puybonnieux et Gaël Bardon pour le jardin "Que vienne la pluie". Inspiré des jardins flottants du lac Inlé en Birmanie et des paysages de mangroves, cette création se veut une réponse à "la problématique de la montée des eaux, avec l'osier, à la fois support et plante, comme matériau phare", explique Frédérique Larinier. "On n'est pas dans la fatalité de la montée des eaux, on est dans un accompagnement plutôt joyeux, avec l'homme qui est dans la nature", ajoute-t-elle.
"Que vienne la pluie", Festival International des Jardins, 2016 , par Frédérique  Larinier, Emmanuel Puybonnieux et Gaël Bardon, 

"Que vienne la pluie", Festival International des Jardins, 2016 , par Frédérique  Larinier, Emmanuel Puybonnieux et Gaël Bardon, 

© Eric Sander
Marguerite Ribstein et Grégory Cazeaux (France) ont reçu le "prix Design et idées novatrices" pour "Explosive nature": un "jardin qui pousse là où on ne l'attend pas, de façon autonome dans des espaces qui peuvent paraître infertiles" à l'aide de "bombes à graines".
"Explosive nature", Festival International des Jardins, 2016

"Explosive nature", Festival International des Jardins, 2016

© Eric Sander
Le prix "Palette et harmonie végétales" est allé au "jardin des émergences" créé par Pierre Lavaud (Suisse) et David Simonson (USA). "Nous avons voulu créer une scène qui montre l'énergie des plantes" avec des arbres et de la végétation, adaptée au réchauffement climatique et à la sécheresse, qui font éclater la croûte terrestre, explique David Simonson.

"C'est l'histoire d'un homme qui voit son jardin ravagé du jour au lendemain par une tempête"

Le prix "Jardin transposable" a récompensé - ex-aequo - "Nous irons tous au jardin" des Belges Laurent Dabomprez et Gaëlle Van Damme, ainsi que "le jardin du dernier acte" de Ji Sung An, Anne Maes, Hugo Deloncle et Aude Bougeard (France) pour foisonnement d'idées dont les visiteurs peuvent s'inspirer pour créer ou sublimer chez eux leur propre jardin.
"Nous irons tous au jardin", Festival International des Jardins, 2016

"Nous irons tous au jardin", Festival International des Jardins, 2016

© Eric Sander
Enfin, le "Prix spécial du jury" est allé à "Je reste" des Françaises Leïla Demoisy, Julie Mahieu, Adèle Hopquin et Maud Negron. Inspiré par "l'impact des catastrophes naturelles sur l'environnement de l'être humain : c'est l'histoire d'un homme qui voit son jardin ravagé du jour au lendemain par une tempête... Son jardin est totalement immergé et il doit trouver des solutions pour rester sur sa parcelle", raconte Julie Mahieu.
"Je reste", Festival International des Jardins, 2016

"Je reste", Festival International des Jardins, 2016

© Eric Sander
Chaque année, le Festival International des Jardins, qui constitue un panorama de la création paysagère dans le monde, reçoit plus de 400.000 visiteurs. En 25 saisons, plus de 700 jardins y ont été créés, prototypes des jardins de demain.

Festival de Chaumont-sur-Loire
du 21 avril - 02 novembre 2016