Le Fest-noz bientôt inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/12/2012 à 12H08
Le groupe Startijenn au festival Gouel bro Douarnenez en octobre 2010

Le groupe Startijenn au festival Gouel bro Douarnenez en octobre 2010

© Pascal LEOPOLD/MAXPPP

Le fest-noz (fête de nuit en breton) bientôt inscrit au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco ? C'est le souhait de tous ceux qui veulent valoriser ces rassemblements festifs traditionnels.

 

707. C’est le numéro du dossier de candidature du fest-noz. Au total, ce sont 35 dossiers qui ont été examinés durant cinq jours par les membres du Comité Intergouvernemental pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel. Pour guider leur choix, une vidéo réalisée par Yves Defrance, retrace en une dizaine de minutes l’histoire de ces rassemblements dont la portée est autant culturelle que sociale. Les auteurs du dossier ont d’ailleurs insisté sur la nécessité de sauvegarder le fest-noz et les festoù-noz (les fêtes de jour qui se déroulent chaque semaine) car ils «constituent une forme de résistance à l'uniformisation de la culture  moderne».

 

 

Le dossier semble en bonne voie, les arguments avancés ont déjà convaincu  les experts de l'Organe subsidiaire, chargé d'évaluer les candidatures et de préparer la réunion du Comité. Ces experts ont émis un avis positif et cet avis compte énormément dans le choix final. Que contient ce fameux dossier ? La vidéo de présentation mais aussi un programme de sauvegarde très détaillé.

Sauvergarde du fest-noz, des actions concrètes 

Car il ne suffit pas de dire que l’on veut préserver une tradition, encore faut-il proposer des actions concrètes pour le faire. Pour le fest-noz, cela comprend notamment des interventions en milieu scolaire, la création d’un site internet, le soutien à des thèses de recherche, la création d’un observatoire permanent pour suivre l’évolution de cette tradition. Il faut rappeler que ce classement au Patrimoine Culturel Immatériel de l'Unesco ne déclenche aucune subvention ou financement supplémentaire. C’est donc aux collectivités locales  et aux associations de se mobiliser. Parmi elles, l’association Dastum qui a a coordonné la préparation du dossier de candidature.

A ce jour, la liste représentative du patrimoine culturel immatériel compte 232 éléments dans 86 pays.