La Tour Perret, monument historique en béton de Grenoble, va être restaurée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/11/2016 à 18H09
La Tour Perret à Grenoble

La Tour Perret à Grenoble

© GUIZIOU Franck / hemis.fr / Hemis

La réhabilitation de la Tour Perret et ses 95 mètres de haut en béton armé, symbole de Grenoble en "piteux état", sera présentée au conseil municipal lundi, a annoncé vendredi l'élue en charge du patrimoine. Première tour en béton armé d'Europe, l'édifice classé monument historique en 1998 a été construit en 1924 par les frères Auguste et Gustave Perret.

Ce projet, qui s'étendra sur cinq ans pour un budget estimé à 8 millions d'euros, sera présenté dans une délibération lundi, a expliqué à la presse Martine Jullian, qui a défendu "un héritage précieux mais lourd puisqu'il coûte".

Cette Tour est le dernier vestige de l'Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme de 1925.

Fermée au public depuis 56 ans 

"Elle est en mauvais état et les dernières interventions notables sur la Tour ont eu lieu en 1952", a souligné Mme Jullian, rappelant qu'elle est fermée au public depuis 56 ans pour des raisons de sécurité. "L'avantage d'arriver tard dans la rénovation est que nous avons une meilleure connaissance du béton comme matériau et que sa restauration sera techniquement plus sûre", a fait valoir la conseillère municipale de la majorité (EELV-PG-Citoyens).

Classée monument historique en 1998

La Tour Perret ayant été classée monument historique en 1998, l'Etat est tenu de prendre une part significative des subventions pour ce projet, soit 2 millions d'euros. Le département de l'Isère pourrait apporter 2,4 millions. La Région Auvergne Rhône-Alpes ne s'est pas encore prononcée. La municipalité, qui a lancé un plan d'austérité de ses finances, compte lancer une "souscription populaire", s'inspirant de ce qui a été fait avec succès pour la rénovation du Panthéon à Paris. Une autre piste de financement serait le mécénat. L'oeuvre d'Auguste Perret, dont la ville du Havre reconstruite sous sa direction a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco, a déjà intéressé la fondation Prada.