La Moselle ne veut pas d'éoliennes allemandes près du château de Malbrouck

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/07/2013 à 19H42
Le château de Malbrouck à Manderen, en Moselle (30/09/2011)

Le château de Malbrouck à Manderen, en Moselle (30/09/2011)

© Mattes René / Hemis.fr / AFP

Le conseil général de Moselle réclame l'interdiction d'un projet allemand d'éoliennes à la frontière avec la France, en raison de sa proximité avec un château classé monument historique, a déclaré vendredi à l'AFP son président Patrick Weiten.

Il faut qu'"il y ait la même interdiction d'ériger des éoliennes visibles depuis le château de Malbrouck du côté allemand comme on l'a exigé du côté français, a plaidé Patrick Weiten. Il a regretté l'absence d'"un minimum d'égard" envers le conseil général, car "les Allemands savent que le château de Malbrouck est la propriété du département et que le fait d'ériger des éoliennes à 200 mètres de hauteur aurait inévitablement des conséquences sur le paysage".

Un autre projet éolien bloqué en France
Côté français, un projet éolien similaire bute depuis des années sur les contraintes réglementaires imposées par l'Etat du fait de sa proximité avec ce château construit au XVe siècle et classé monument historique depuis 1930. C'est l'une des destinations touristiques majeures de la Moselle. C'est Régis Dorbach, le maire de Manderen, la commune du château, qui a récemment découvert le chantier de sept éoliennes de près de 200 mètres de haut du côté allemand, à 1,2 kilomètre seulement du château et dans son alignement direct. Désemparé, il a révélé l'affaire mercredi dans les médias.

Tout comme Régis Dorbach, le conseil général n'était "pas du tout au courant" de ce projet, ce qui est "totalement anormal", a souligné Patrick Weiten. Il n'a pas exclu de porter l'affaire devant la justice européenne si les lignes ne bougeaient pas du côté allemand.

La préfecture était informée, proteste le constructeur des éoliennes
Le groupe VSE, porteur du projet lourd de 40 millions d'euros, a assuré mercredi avoir "informé au préalable tous les acteurs publics concernés", y compris la préfecture de Moselle, "qui n'a pas répondu" selon l'entreprise. La mise en route des éoliennes est prévue pour décembre. La préfecture compte pour sa part vérifier rapidement si les procédures de consultation ont bien été respectées.