La gestion de l'Hôtel de la Marine va rester publique

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/01/2012 à 17H03
L'Hôtel de la Marine, place de la Concorde

L'Hôtel de la Marine, place de la Concorde

© Wilfried Louvet / AFP / Only France

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu’il suivrait les recommandations de Valéry Giscard d’Estaing sur l’Hôtel de la Marine : les zones patrimoniales serviront à des expositions, sous la responsabilité du Louvre

"Les zones patrimoniales de l'hôtel de la  Marine seront ouvertes au public sous la responsabilité du Louvre, qui y présentera des pièces de très grande valeur, historiques et artistiques, les cours principales étant transformées en rues piétonnes, les emplacements du rez-de-chaussée étant concédés aux métiers d'art et aux civilisations françaises", a déclaré le président lors de ses vœux au monde culturel.

Le bâtiment, situé sur la place de la Concorde, a été construit par Louis XV à la fin du XVIIIe siècle et lui a servi de garde-meubles. Il sera abandonné d’ici 2014 par l’état-major de la marine qui doit rejoindre le nouveau ministère de la Défense à Balard.

Le Louvre sera le "partenaire privilégié de l'Etat" à l'Hôtel de la Marine
Un projet du gouvernement, qui prévoyait de confier l’édifice sur une très longue durée à l’homme d’affaires Alexandre Allard, avait suscité l’émoi des défenseurs du patrimoine, de militaires, de spécialistes de l’art et d’historiens. Ils avaient signé une pétition dénonçant la transformation de l’Hôtel de la Marine en « barnum commercial assorti de suites de luxe ».

Nicolas Sarkozy avait alors décidé de confier une mission à VGE pour décider de son avenir. Dans son rapport remis en septembre, l’ancien président suggère de faire du Louvre le « partenaire privilégié de l’Etat » pour redonner au public une partie des espaces du monument.

Le projet de VGE prévoit de confier la gestion du bâtiment à une société de capitaux publics animée par le Louvre, qui en posséderait au moins 55%. Selon l'Elysée, la Caisse des dépôts sera le partenaire financier du Louvre dans l'opération et la partie du bâtiment non ouverte au public accueillera des locataires privés ou des administrations, au nombre desquelles figurera la Cour des comptes.