L'ONU veut améliorer la protection du patrimoine irakien

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 29/03/2015 à 12H54
Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015

Irina Bokova lors d'une conférence de presse au musée national de Baghdad, le 28 mars 2015

© SABAH ARAR / AFP

La directrice de l'Unesco Irina Bokova s'est engagée samedi lors d'une visite à Bagdad à renforcer les mesures visant à protéger le patrimoine irakien, pris pour cible par les jihadistes.

La directrice de l'agence de l'ONU pour le patrimoine inaugurait un projet financé par le Japon pour protéger les collections des musées irakiens et le patrimoine en danger, ainsi qu'une campagne sur les réseaux sociaux baptisée îUnite4Heritage.

"Notre engagement aujourd'hui est de ne jamais baisser la garde dans la protection de la diversité et du patrimoine culturel irakien", a-t-elle déclaré dans le musée national de Bagdad qui a rouvert ses portes récemment.
Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture.

Dès le 2 novembre 2014, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, visitait le Musée qui avait ajourné plusieurs fois sa réouverture.

© AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Des spécialistes du patrimoine ont reconnu qu'on ne pouvait pas faire grand chose pour les sites archéologiques situés dans des zones contrôlées par l'organisation jihadiste Etat islamique. En février, des membres de l'EI ont réduit en miettes de nombreuses pièces, dont des objets inestimables exposés au musée de Mossoul, seconde ville du pays, devenue le principal fief de l'EI en Irak. L'EI est aussi accusé d'avoir pillé et vandalisé de nombreux sites archéologiques, notamment la cité antique d'Hatra, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Mme Bokova a indiqué que son agence renforcerait "les outils de protection, dont les inventaires et le recours à la télédétection et à l'imagerie satellitaire" afin de s'informer du sort du patrimoine irakien.

Les jihadistes s'en prennent notamment aux sculptures de civilisations préislamiques en les qualifiant d'idolâtres mais des spécialistes soulignent  que l'EI a principalement détruit des pièces trop imposantes pour être revendues en contrebande.