L'Italie s'engage à ne pas abandonner Pompéi

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/07/2013 à 10H47
La Villa des Mystères à Pompéi (19/4/2013)

La Villa des Mystères à Pompéi (19/4/2013)

© A&G Reporter / TIPS / Photononstop

Le ministre transalpin de la Culture Massimo Bray a assuré l'Unesco dimanche que l'Italie s'efforçait de restaurer la ville romaine, longtemps négligée, de Pompéi, à la suite d'un appel de l'Onu en faveur de l'accélération des travaux de restauration.

"Pompéi est l'un des symboles de notre pays. La critique de l'Unesco est un signal d'alarme que je prends tout à fait au sérieux et nous oeuvrons déjà à la solution des problèmes les plus urgents du site", a précisé le ministre italien de la Culture Massimo Bray.

L'Italie pressée de prendre des mesures avant la fin de l'année
Le président de la Commission nationale de l'Unesco en Italie, Giovanni Puglisi, a averti samedi le gouvernement qu'il "avait jusqu'au 31 décembre pour adopter des mesures appropriées en faveur de Pompéi" et ceci avant une réunion de l'Unesco en février pour faire le point sur les progrès accomplis.

Dans son rapport du mois de janvier, l'Organisation des nations unies pour la science et la culture (Unesco) a recensé les dommages structurels et les dégradations légères qui ont affecté les 44 hectares du site dominé par le Vésuve, provoquant des inquiétudes à l'échelle internationale.

Il y a environ 2000 ans, en l'an 79, de notre èrene éruption du volcan a dévasté la ville. Les cendres et la lave ont conservé les bâtiments pratiquement dans leur état d'origine, de même qu'ils ont enveloppé et conservé les corps recroquevillés des victimes de la catastrophe.
La Maison de Vénus, à Pompéi

La Maison de Vénus, à Pompéi

© Superstock / Sipa
Un symbole de décennies d'errance et de mauvaise gestion
Hélas, ce site immense, proche de Naples, symbolise désormais des dizaines d'années de mauvaise gestion de plusieurs trésors culturels italiens, et témoigne des méfaits des politiques d'austérité sur le budget de la culture dans un pays frappé de plein fouet par la récession.

Giovanni Puglisi a dénoncé "l'existence de bâtiments en contravention qui ne se trouvaient pas dans le plan original du site ainsi qu'un manque de personnel" et demandé d'établir "une nouvelle zone de surveillance" autour du site pour le protéger des constructions illégales qui mordent sur la zone classée.

Une transformation engagée en février
En février, les conservateurs ont engagé une transformation du site qui doit s'achever en 2015, d'un coût de 105 millions d'euros financés à hauteur de 41,8 millions d'euros par l'UE. Les travaux de restauration visent à réduire l'exposition du site à l'érosion, à renforcer les anciens monuments romains, à restaurer les célèbres fresques de Pompéi et à renforcer la vidéosurveillance pour lutter contre le laxisme, souvent constaté, dans les mesures de sécurité.

"Deux des cinq premiers sites archéologiques restaurés ont été ouverts au public, un troisième ouvrira dans les jours à venir", a indiqué le ministre. "D'ici 2015, 39 sites archéologiques en restauration seront ouverts, un défi que nous avons l'intention de relever", a ajouté Massimo Bray.

Le "Projet du grand Pompéi" vise à améliorer les services pour les visiteurs. Selon la Commission européenne, le nombre de touristes visitant le site pourrait passer d'environ 2,3 millions actuellement à 2,6 millions par an en 2017.