L'Historial Jeanne d'Arc entrouvre ses portes à Rouen

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/02/2015 à 09H04
Une salle de l'Historial Jeanne d'Arc de Rouen

Une salle de l'Historial Jeanne d'Arc de Rouen

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La métropole de Rouen a entrouvert mardi à des personnalités et à la presse les portes de son futur Historial Jeanne d'Arc, présenté comme le "principal lieu" dédié à l'une des plus grandes figures de l'Histoire de France.

Reportage : Sylvie Callier, Bruno Belamri et Carole Lebret
Ce lieu situé dans l'archevêché, derrière la cathédrale, est symbolique puisque dans le périmètre de l'ancien palais archiépiscopal où a été prononcée le 29 mai 1431 la sentence de mort de la Pucelle, brûlée vive le lendemain pour hérésie.

Et c'est dans ce même palais que Jeanne d'Arc fut réhabilitée par l'Eglise catholique, après un nouveau procès, posthume celui-là, 25 ans plus tard.

L'Historial sera ouvert au public le 21 mars prochain. Il a été conçu comme un lieu de visite grand public mais apportant aussi une somme importante de faits historiques, présentés par un comité scientifique de haut niveau.
Des ouvrages exposés à l'Historial Jeanne d'Arc de Rouen

Des ouvrages exposés à l'Historial Jeanne d'Arc de Rouen

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Il propose une scénographie multimédia, s'appuyant sur les minutes du procès en réhabilitation. Pendant 1h et 15 minutes, le visiteur suit un parcours à travers plusieurs salles où est évoquée la vie de Jeanne.

Puis le public peut s'attarder à la "Mythothèque" qui explore tous les débats historiographiques, religieux et politiques autour de cette figure légendaire, un temps oubliée puis portée au pinacle, que de nombreux mouvements politiques et familles de pensée, ont tenté de récupérer.

L'Historial va "permettre à chacun de mener une réflexion sur notre Histoire et la façon dont elle s'écrit, et ainsi rendre Jeanne à tous. Car Jeanne, en réalité, n'appartient à personne", estime le président de la métropole rouennaise Frédéric Sanchez (PS), qui a succédé à Laurent Fabius, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, à l'origine du projet.