L'édition 2016 des Fêtes maritimes de Brest s'achève par une Grande Parade

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/07/2016 à 19H16
Fête maritime de Brest 2016

Fête maritime de Brest 2016

© LEDOUX/ROBERT/SIPA

Des centaines de vieux gréements ont franchi mardi le célèbre passage des Tas-de-Pois, à la pointe de la Bretagne, à l'occasion de la Grande Parade qui signe la fin des Fêtes maritimes de Brest 2016.

Grands voiliers, bateaux du patrimoine, embarcations exotiques, yachts de plaisance, chaloupes, la quasi-totalité des bateaux présents depuis une semaine aux fêtes maritimes de Brest a entamé dès ce matin le parcours pour rejoindre Douarnenez (Finistère), qui accueille jusqu'à dimanche le festival maritime Temps Fête. Cette flotte variée a franchi le goulet de la rade de Brest, avant d'atteindre la pointe du Toulinguet, puis les Tas-de-Pois, majestueux rochers qui prolongent la pointe de Pen-Hir, sur la presqu'île de Crozon, et qui sont les témoins de bien des naufrages.

 Le Krusenstern, figure de proue vedette

"C'est magique, le passage des Tas-de-Pois avec tous ces bateaux, tous ces  vieux gréements!" a déclaré à l'AFP Brigitte, passagère à bord de l'imposant  Krusenstern, quatre-mâts russe de 114 mètres de long, doté de 35 voiles et  construit en 1926. Même son de cloche du côté de l'équipage de l'ancien navire de charge doté d'une chapelle orthodoxe sur le pont arrière. "J'ai ressenti beaucoup d'émotion, c'était la première fois que je voyais autant de bateaux réunis", a assuré à l'AFP Sergey, 20 ans, un des cadets de la marine russe embarqué pour quatre mois sur le Krusenstern. Autre star à partager la vedette avec le Krusenstern, le Belem, trois-mâts classé monument historique qui fête ses 120 ans cette année.

En dehors des voiliers d'exception présents pendant une semaine le long des  huit kilomètres de quais réservés à la fête, parmi lesquels également le  Cuauhtémoc, navire-école de 90 mètres de la marine nationale du Mexique, une  multitude d'embarcations telles que yoles, pirogues, canots à vapeur,  chaloupes, baleiniers, sardiniers ou barquettes méditerranéennes. Au total, les quais brestois se sont remplis pendant une semaine d'un millier de navires de douze pays, ainsi que d'un total de 9.000 marins de toutes nationalités.

700 000 visiteurs

Les spectateurs étaient nombreux en mer mais également à terre, que ce soit le long du GR34 qui chemine de Douarnenez jusqu'à la pointe du Raz, à la pointe  de Pen-Hir, la pointe des Espagnols ou le sentier côtier entre le phare de Porzic et la pointe Saint-Matthieu. "Brest 2016 a accueilli plus de 700.000 visiteurs", s'est réjoui le maire de la ville François Cuillandre, qui a assisté à la parade depuis la  Recouvrance, réplique de goélette aviso du 19e siècle. "Tout le monde a le sourire jusqu'aux oreilles", a-il ajouté visiblement satisfait de cette 7e édition. Pourtant, comme pour de nombeux événements susceptibles d'attirer en masse du public, la question de la sécurité avait été débattu bien en amont de cette manifestation à dimension internationale. 

 
La 7e édition des Fêtes maritimes de Brest, qui se tiennent tous les quatre ans dans la cité du Ponant et dont la particularité est de proposer chaque jour, mais également certains soirs, des mini-parades dans la rade, s'était ouverte le 13 juillet avec l'arrivée de L'Hermione, réplique historique du navire amiral de La Fayette.