L'Argentine rendra à l'Equateur et au Pérou plus de 4000 pièces archéologiques

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/08/2015 à 14H49
La présidente Cristina Kirchner en juin 2015.

La présidente Cristina Kirchner en juin 2015.

© Stefano Porta/EPA/MAXPPP

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé samedi 22 août la prochaine restitution de milliers de pièces archéologiques à l'Equateur et au Pérou, qui avaient été introduites illégalement en Argentine.

"Nous sommes en train de faire quelque chose d'inhabituel, d'inédit, en restituant du patrimoine culturel à d'autres pays, l'Equateur et le Pérou dans ce cas, à qui nous rendons plus de 4.000 pièces d'art qui avaient été subtilisées et qui ont été récupérées", a déclaré la présidente, en inaugurant l'extension du Musée national des beaux-arts de Buenos Aires.

Résultat d'une grande enquête de police sur les vols de pièces archéologiques

La dirigeante a souligné que cette opération avait été rendue possible grâce à la police fédérale, qui a enquêté sur les vols de pièces archéologiques. "Nous vivons dans un monde caractérisé par le fait que les grandes puissances enlèvent le patrimoine culturel aux peuples. On peut voir dans les musées les plus importants au monde des bouts de Grèce, de Syrie, d'Egypte, d'Asie et même de notre Amérique latine, et qui ne sont pas restitués", a observé Cristina Kirchner. "Tout comme on facture les brevets des inventions médicinales, les pays qui ne rendent toujours pas les trésors culturels (volés,ndlr) devraient au moins payer aux pays à qui ils appartiennent des sortes de "royalties" car ils ont été créés par des cultures qui ne sont pas la leur", a-t-elle estimé.

La restitution de l'Argentine porte sur 4.000 pièces archéologiques rendues au Pérou et 500 autres à l'Equateur, a indiqué la présidence, précisant que celles-ci se trouvaient dans des maisons particulières, des locaux ou des foires de Buenos Aires. Ces objets font partie d'un total de 15.000 à 20.000 pièces provenant d'Amérique, d'Europe et d'Asie, retrouvées par la police fédérale argentine dans le cadre de son enquête.