Isabelle Lemesle démissionne de la présidence des Monuments Nationaux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/06/2012 à 17H29
Isabelle Lesmele au côté du recteur de l'Académie de Paris Patrick Gerard

Isabelle Lesmele au côté du recteur de l'Académie de Paris Patrick Gerard

© AFP PHOTO MIGUEL MEDINA

Constestée pour son mode de gouvernance, Isabelle Lemesle a annoncé mercredi sa démission de la présidence du Centre des Monuments Nationaux (Arc de Triomphe, Panthéon, Mont Saint-Michel...) après avoir appris que la nouvelle ministre de la Culture ne lui accordait pas sa confiance.

"Estimant que les conditions de la poursuite de mon action à la présidence de notre établissement n'étaient plus réunies, je viens de remettre ma démission au Président de la République", écrit Mme Lemesle dans une lettre au personnel datée du 6 juin, dont l'AFP a eu copie. Selon une source informée, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a fait savoir, via son cabinet, à Isabelle Lemesle qu'elle considérait que son maintien n'était pas possible. 

Mme Lemesle présidait depuis mai 2008 le Centre des Monuments Nationaux (CMN) qui rassemble 1.300 agents et est chargé de 96 monuments à Paris et en province. Le mode de gouvernance de Mme Lemesle, 50 ans, était contesté depuis des mois par une partie du personnel, qui se plaignait de souffrance au travail et s'était mis plusieurs fois en grève. Un rapport mené par l'Inspection générale des Affaires culturelles (IGAC) sur la souffrance au travail au CMN, remis le 20 septembre dernier au précédent ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, avait mis en évidence des problèmes liés au mode de gouvernance et à la réorganisation du CMN  impulsée par Mme Lemesle. 

Après la remise de ce rapport, la présidente avait été maintenue à son poste mais M. Mitterrand avait demandé que des outils soient mis en place pour traiter le malaise social au CMN. La CGT-Culture a estimé mercredi qu'"il aura fallu une alternance politique pour qu'enfin, sur proposition de la ministre de la Culture, le président de la République et le gouvernement prennent la seule décision possible. Qu'ils en soient salués". "Après plusieurs années d'une gestion calamiteuse, notamment en matière de ressources humaines (...), il est désormais temps de penser à l'avenir", écrit le syndicat dans un communiqué. Le président du CMN est nommé par décret du président de la République.