Rares images des soldats américains en 1917 au Mémorial Charles-de-Gaulle

Par @Culturebox
Publié le 28/03/2017 à 17H04
L'une des photos exposées au Mémorial Charles-de-Gaulle

L'une des photos exposées au Mémorial Charles-de-Gaulle

© France 3 / Culturebox capture d'écran

Jusqu'au 9 avril 2017, le Mémorial Charles de Gaulle propose à Colombey-les-Deux-Eglises une exposition intitulée "L'arrivée des Boys de Pershing". A partir de photographies mais aussi d'objets relatifs à la présence des miliaires américains, le visiteur peut se faire une idée assez juste de la vie quotidienne des soldats US dans le département de la Haute-Marne, haut lieu du conflit.

Au coeur de cette exposition, quatre-vingt-trois photographies. Issue de collections privées ou prêtées par les archives de l'armée américaine, elles montrent un quotidien centenaire. Celui des militaires américains venus combattre les forces allemandes en terre française, et plus particlièrement en Haute-Marne, un département qui n'a pas été épargné. Pour ces troupes US, l'horreur du combat est encore devant elles. Venant juste de traverser l'Atlantiques, les jeunes Américains en sont encore à la phase d'entraînement. Ils seront jusqu'à quatre cent mille. La mort est encore loin. Et l'ambiance de ces photos contraste avec ce qu' on sait de la boucherie qui les attend. 

Reportage : L. Meney / S. Janeczko / N. Baliguet-Morel

Avant l'affrontement

Pour l'heure, la vie quotidienne n'est pas insupportable. Elle est faite d'habitudes, de consignes, de communauté et présente l'apparence trompeuse d'une colonie de vacances pour très grands enfants. Les regards ne sont pas encore troublés par ce qu''ils verront quelques semaines plus tard, le rire est encore innocent. C'est donc une parenthèse priviligiée dans  l'abime où a glissé l'Europe que nous propose cette exposition. Les photos sont complétées par des objets du quotidien, comme des traces tangibles laissées par ces personnages qui ont aujourd'hui tous disparu. Tous ! Y compris ceux qui n'ont pas laissé leur vie sur le champ de bataille. Ils ont peu à peu glissé de la Mémoire à l'Histoire. C'était il y a cent ans. C'était hier.