Le monument dédié à l'Armée noire de 14-18 revient à Reims

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/11/2013 à 11H53
Le monument dédié à l'Armée Noire à Reims

Le monument dédié à l'Armée Noire à Reims

© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

La reproduction du monument dédié aux troupes africaines de 14-18 du sculpteur Paul Moreau-Vauthier, commandée par la ville de Reims pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, a été installée vendredi au parc de Champagne.

Deux exemplaires de cette oeuvre à la gloire des héros de l'Armée noire ayant servi dans les rangs français durant la Grande Guerre avaient été édifiés à Reims et à Bamako, au Mali, en 1924. Celle de Reims avait disparu en 1940, sous l'occupation allemande.

Le nouveau monument, commandé par la ville de Reims au sculpteur Jean-François Gavoty, est composé d'une grande arche de basalte noire sur laquelle repose la reproduction de la sculpture originale figurant un groupe de soldats africains du corps d'armée coloniale, rassemblés autour du drapeau français.

Une oeuvre saisie par la justice
L'oeuvre, qui devait être inaugurée le 11 novembre, dans le cadre des cérémonies de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, avait été saisie par la justice en septembre à la demande d'une association qui dénonçait une contrefaçon et le choix d'un socle différent de l'original, qui représentait un fortin en granit. Le TGI de Nancy avait annulé la saisie estimant que l'association ne possédait pas les droits moraux des sculpteurs Augustin et Paul Moreau-Vauthier. Une assignation sur le fond a été déposée devant la même juridiction par l'association, qui a réclamé la destruction du monument. Le procès est prévu à l'horizon 2014.

Posé dans le parc de Champagne, à quelques centaines de mètres de l'emplacement originel, l'oeuvre doit être complétée dans les semaines à venir de modules en bronze créés par des étudiants du conservatoire des arts de Bamako et de l'Ecole supérieure d'art et de design de Reims.

"Huit mois de travail, des épisodes judiciaires rocambolesques, mais nous sommes très heureux d'être arrivés au bout presque dans les temps avant une inauguration que j'espère d'envergure", s'est réjoui Jean-François Gavoty, qui a supervisé l'installation de l'oeuvre. La mairie a prévu de fleurir le monument lundi pour les cérémonies de l'armistice.