"Forte récompense" à qui retrouvera un trésor oublié dans un TGV

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 29/11/2014 à 19H26
"Water Swingin" (détail): une oeuvre à l'encre sur soie de Wang Zhenpeng, célèbre peintre de la dynastie Yuan, auteur par ailleurs des douze immortelles recherchées.

"Water Swingin" (détail): une oeuvre à l'encre sur soie de Wang Zhenpeng, célèbre peintre de la dynastie Yuan, auteur par ailleurs des douze immortelles recherchées.

Un collectionneur franco-italien offre une "forte récompense" à quiconque lui permettra de retrouver le cartable à dessins qu'il a oublié par mégarde dans un TGV Paris-Genève le 14 novembre. Ce sac contenait en effet un chef d'oeuvre chinois du XIIIe siècle estimé à plus d'un million d'euros.

Le 14 novembre, Francesco Plateroti était descendu peu avant 23H00 du TGV 9791 Paris-Genève en gare de Bellegarde-sur-Valserine (Ain), en oubliant son cartable noir censé contenir des reproductions et des photos, a expliqué le collectionneur à l'AFP, confirmant une information du Dauphiné Libéré.
   
Ce n'est que le lendemain matin que le distrait a réalisé avec effroi que ce cartable contenait également le précieux rouleau de papier de riz chinois sur lequel sont peintes les douze immortelles de Wang Zhenpeng, l"un des plus célèbres peintres de la dynastie Yuan. Des dessins vieux de 800 ans qu'il venait de présenter "à une prestigieuse fondation parisienne en vue d'une coopération".
   
"J'ai un petit doute, est-ce que je l'ai laissé dans le train ou quand je suis descendu sur le quai", a ajouté celui qui, depuis, reste en contact trois fois par jour avec le service des objets perdus en Suisse.
   
Il propose donc une "forte récompense en argent à celui qui retrouvera" ce trésor, qui "malheureusement n'était pas assuré pour le voyage". "Il y aura aussi une récompense sur la vente, ou alors je donnerai une oeuvre. Et, s'il faut couper (le rouleau), je donnerai une de ces douze immortelles, nous trouverons un accord", a assuré ce collectionneur conférencier international, qui dit avoir "bon espoir".
   
Il souligne en effet que sans le certificat culturel, toujours en sa possession, cette peinture vieille de huit siècles "ne peut être ni vendue ni exportée". Certes, un receleur pourrait en disposer, mais, dit-il avec philosophie, "on a 50 ans pour pouvoir la récupérer si elle est exposée dans un musée".