Espagne : la restauration d'un Christ vire au massacre

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/08/2012 à 15H22
Le Christ de Borja avant et après restauration malheureuse

Le Christ de Borja avant et après restauration malheureuse

© Centro de Estudios Borjanos

Dans une petite église de Borja, près de Zaragoza, une riveraine a pris l’initiative de restaurer une peinture murale et l'opération a tourné au massacre, rapportait mardi la presse espagnole.

Selon El Paìs, c’est une octogénaire qui, spontanément, s’offusquant de l’état de l’œuvre, a entrepris de la restaurer sans demander l’autorisation à personne. La dame en question partait d’une bonne intention mais n’était pas une pro du pinceau. Et quand elle s’est rendu compte de la catastrophe, elle a averti le responsable du patrimoine culturel de la mairie.

"Les explications qu'elle a données sont incohérentes: elle dit qu'elle le restaurait depuis plusieurs années et qu'elle avait dû l'abandonner avant de finir", a précisé mercredi à l'AFP le maire-adjoint de la commune de Borja, Juan Maria de Ojeda, dont dépend l'église où se trouve la peinture. La mairie n'a pas encore décidé si elle allait porter plainte contre l'octogénaire.

L’œuvre, intitulée « Ecce Homo », est attribuée à Elìas Garcìa Martìnez, un obscur artiste du XIXe siècle qui enseignait à l’Ecole des Beaux-Arts de Zaragoza.

La peinture, de 40 cm sur 50, est considérée comme de peu de valeur, sinon sentimentale, des descendants de l'artiste vivant toujours à Borja, selon El Paìs. Elle aurait été réalisée en deux heures. De -vrais- experts en restauration vont toutefois essayer de la récupérer, mais ce sera difficile, rapportait le quotidien espagnol mardi.

Les internautes s'en donnent à coeur joie
C’est le Centre d’études de Borja qui a révélé l’affaire sur son blog. Elle a fait le tour de la presse mondiale et a beaucoup fait rire sur Facebook et Twitter, les internautes rivalisant notamment pour pasticher la restauration malheureuse...

En quelques heures, sur la toile, la boulette a inspiré des milliers de commentaires et de nombreuses versions détournées, montrant les visages de personnages célèbres, de Mister Bean au roi Juan Carlos, ou encore le chef du gouvernement Mariano Rajoy sous la chevelure ébouriffée de la nouvelle version.