Egypte : restauration du masque en or de Toutankhamon endommagé

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/10/2015 à 14H49
A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire.

A la suite de travaux, la barbe de Toutankhamon avait été abîmé et mal réparé par des des employés du musée du Caire.

© MOHAMED EL-SHAHED / AFP

L'Egypte a entamé samedi les travaux de restauration du célèbre masque funéraire de Toutankhamon, endommagé par une récente réparation qui avait laissé des traces de colle sur la barbe de ce joyau de l'Egypte antique, vieux de 3.300 ans.

En août 2014, durant des travaux concernant le dispositif d'éclairage au musée du Caire, le masque en or massif avait été touché et la barbe s'était détachée. Des employés du musée avaient alors utilisé de la colle époxy pour la rattacher, laissant un disgracieux paquet de colle sur la barbe symbolique du mystérieux enfant pharaon.

"Le masque de Toutankhamon a été transféré de sa salle d'exposition vers une autre salle du musée, transformée en laboratoire pour sa restauration", a indiqué à l'AFP la porte-parole du ministère des Antiquités, Mouchira Moussa, précisant qu'un conservateur allemand, spécialiste de la conservation archéologique des objets métalliques et en verre, Christian Eckmann, dirigeait les travaux.
Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche

Des traces de colle ont été repérées entre le menton et la barbe postiche

© Mohammed Abed / AFP

"Dommages "réversibles"

Mort à l'âge de 19 ans en 1324 avant Jésus Christ après un bref règne de neuf ans, Toutankhamon est de nos jours l'un des plus célèbres pharaons de l'Egypte antique grâce à son trésor funéraire, le plus fabuleux jamais découvert en Egypte. Car contrairement aux tombeaux d'autres pharaons qui ont tous été pillés au fil des millénaires, son mausolée recelait de plus de 5.000 objets intacts, vieux de 3.300 ans, dont bon nombre en or massif.

En janvier, M. Eckmann avait affirmé que "le masque (n'était) pas en danger" et que les dommages étaient "réversibles". Précisant qu'il n'était pas encore sûr du type de colle époxy utilisé pour la réparation, il avait affirmé que cette colle "n'était pas la meilleure solution".