Dans l'ancienne médina de Marrakech, des projets de restauration sont lancés

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/01/2017 à 10H31, publié le 11/01/2017 à 10H29
Vue aérienne de la ville de Marrakech

Vue aérienne de la ville de Marrakech

© DOELAN Yann / hemis.fr / Hemis

L'ancienne médina de Marrakech va faire peau neuve : plusieurs projets visant à "assurer une nouvelle vie" au centre historique de cette ville touristique du Maroc ont été lancés mardi, a indiqué l'agence officielle MAP.

Parmi ces projets, l'aménagement des abords des remparts de la médina (l'ancienne ville), le traitement des édifices menacés de tomber en ruine dans un vieux district et la réalisation d'équipements de proximité au Mellah, pour un investissement de 10 millions d'euros. Le quartier juif El Mellah, qui a récemment retrouvé son nom juif d'origine à l'initiative du roi Mohammed VI, sera réhabilité.

Lundi, une convention pour le financement, la restauration et la mise en valeur des circuits touristiques et d'anciens bâtiments de la médina avait déjà été signée.
Medina of Marrakesh
La médina de Marrakech abrite la place Jamaâ El Fna, inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, ainsi que des centaines de ryads aujourd'hui restaurés, souvent la propriété d'étrangers fortunés, en majorité des Français. Elle est aussi l'un des principaux pôles touristiques du pays. Mais au milieu de ses 700 hectares, l'habitat ancien y est devenu "vulnérable du fait de l'évolution démographique", selon l'Unesco, qui estime que cette médina est "un exemple éminent de ville historique vivante", avec son "lacis de ruelles, ses maisons, ses souks (marchés), ses fondouks (hôtels), ses activités artisanales et commerciales traditionnelles".

Début 2014, le Maroc avait lancé un plan de développement baptisé "Marrakech, cité du renouveau permanent", qui prévoyait la réhabilitation des principaux monuments et sites touristiques. Ce programme, doté d'un budget de 600 millions d'euros, est aujourd'hui dans sa phase de finalisation.

Dans d'autres villes comme Essaouira, Casablanca, Fès ou Rabat, les autorités marocaines ont mené des projets similaires de restauration de sites historiques.