Archives nationales : menace d'effondrement sur le site de Fontainebleau

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/04/2014 à 16H36
Archives des Archives Nationales © A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Dossiers de naturalisation du siècle dernier, archives du Conseil d'Etat ou déroulé de carrière de fonctionnaires : près de 60 kilomètres de documents des Archives nationales sont inaccessibles depuis un mois, les bâtiments qui les abritent à Fontainebleau menaçant de s'effondrer.

Les Archives nationales sont réparties sur trois sites principaux : le siège historique dans le Marais à Paris, celui de Pierrefitte inauguré début 2013, et celui de Fontainebleau. Sur ce dernier site, dans ces bâtiments des années 1970, des fissures ont été découvertes, qui peuvent faire craindre un effondrement, a précisé l'un des directeurs des Archives de France, Hervé Lemoine. Depuis le 28 mars, une cinquantaine de salariés n'a plus accès à son lieu de travail, a-t-il ajouté.

60 km de documents inaccessibles

Dans le détail, "deux bâtiments majeurs du site" de Fontainebleau sont fermés, empêchant d'accéder à une soixantaine de  kilomètres linéaires d'archives sur les 85 kilomètres conservés à  Fontainebleau. "On a bon espoir de pouvoir permettre aux agents de reprendre une activité dans les semaines qui viennent", peut-être à la mi-juin, a-t-il poursuivi. Les bâtiments doivent être étayés pour que l'on puisse y pénétrer, extraire sans risque les archives et les déplacer dans plusieurs centaines de mètres  carrés de bâtiments préfabriqués, qui seront installés dans les environs, a-t-il détaillé.

Des causes encore incertaines

Les archives électroniques (serveurs et disques durs) pourraient être parmi  les premières à être extraites des bâtiments menacés, selon lui. Les causes de ces fissures ne sont pas encore connues avec certitude, mais plusieurs pistes sont évoquées dont la mauvaise conception du bâtiment ou encore le transfert de milliers de documents qui y étaient stockés, vers le nouveau site de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), ce qui aurait pu déséquilibrer la structure.